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La douche froide après l’effort : rien que du bonheur !

Publié le 02/07/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Le stress physiologique induit par l’exercice physique intense est associé à une déplétion majeure en substrats énergétiques avec hyperthermie, lésions musculaires, stress oxydatif, inflammation et fatigue du SNC. Toutes situations qui réduisent considérablement les performances tout en augmentant la fatigabilité et la fragilité musculaires. Connaissant les vertus du froid, de nombreux entraîneurs conseillent fortement l’immersion dans l’eau froide après un effort intense. Avec raison ?

Pour en savoir plus, une équipe anglaise a réalisé une méta-analyse des études qui ont abordé le sujet tout en enregistrant au minimum 4 données : la force musculaire (avec un test d’explosivité : saut vertical ou sprint de 5 minutes), la résistance musculaire (en extension isocinétique/dynamique du genou ou du coude), la fatigue musculaire (sur une échelle visuelle analogique) et le taux de CPK. Quatorze études répondent à ce critère. Elles montrent que l’immersion dans l’eau froide exerce une effet significatif (p < 0,001) sur la fatigue musculaire, surtout marqué au cours des 24 à 48 premières heures. La résistance musculaire n’est par contre pas modifiée (p = 0,134) tandis que la force musculaire est améliorée, mais de manière très hétérogène selon les études, principalement entre 24 et 48 heures après l’effort. Quant au taux de CPK, il est significativement réduit (p = 0,022), mais de manière peu importante.

Ce qui permet aux auteurs de conclure en l’utilité de cette méthode de récupération ; la raison de cette efficacité semblant essentiellement liée à la réduction du flux sanguin et de la température locale. Une des études recensées montre en effet qu’une immersion de 10 minutes entre 8 et 22°C réduit le flux artériel fémoral de 40 % et la température musculaire de 2 à 4 degrés. Quant à la diminution de la douleur post-exercice, elle pourrait être liée à la réduction de la pression osmotique de l’exsudat et à une réduction de perméabilité des capillaires et lymphatiques, tandis que la diminution du catabolisme enzymatique favorise la réduction de survenue de microlésions musculaires.



Dr Dominique-Jean Bouilliez


Leeder J et coll. : Cold water immersion and recovery from strenuous exercise: a meta-analysis. Br J Sports Med 2012 ; 46 (3) : 233-40.



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