La voie radiale a été imaginée pour éviter les complications
locales des procédures coronaires réalisées par voie fémorale. Un
certain nombre de travaux publiés (différentes méta analyses et une
étude prospective) confirment l’intérêt de cette voie d’abord, avec
un risque moindre de complications locales, notamment
hémorragiques.
Forts d’une expérience de quelque 10 000 cas, une équipe
italienne publie ses résultats.
Sur les 10 676 dossiers rassemblés, 87,5 % ont concerné un abord
radial droit, 12,4 % un abord radial gauche et 0,1 % un abord
ulnaire.
Au total, il a été observé 53 complications vasculaires (CV) :
44 CV en site radial (83 %) et 9 CV en site non radial, dans le cas
de cross over (17 %).
Une CV majeure (geste chirurgical nécessaire et/ou transfusion
et/ou chute de l’hémoglobine > 3 g/100ml) a été observée chez
seulement 16 patients (0,2 %), liée à la voie radiale pour 10 (62,5
%).
Les auteurs précisent que le taux de CV est resté stable pendant
les 5 ans du recueil des données (2005-2010) sans qu’il puisse être
mis en évidence de lien entre le risque de complications et
l’expérience de l’opérateur.
En revanche, le taux de cross over (4,9 %) s’est avéré être lié
à l’expérience de l’opérateur pour la voie radiale et diminuer avec
le temps.
La voie radiale serait-elle donc la voie royale ?
Dr Olivier Meillard
Burzotta F et coll. : Vascular complications and access crossover in 10,676 transradial percutaneous coronary procedures. Am Heart J., 2012; 163: 230-8
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