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Un an après l’infarctus

Publié le 23/07/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Il est assez peu connu, ou du moins ignoré, que l’infarctus du myocarde (IDM) est suivi, non exceptionnellement, d’un degré certain de perte d’autonomie et d’une réduction de capacité physique.

Tel est le thème exploré par cette étude américaine réexploitant les données des quelque 2000 dossiers du registre TRIUMPH (n : 2 002).

A un an d’intervalle, c’est-à-dire au moment de l’IDM puis douze mois plus tard, d’une part l’autonomie pour les tâches de la vie de tous les jours et d’autre part les capacités physiques ont été évaluées et quantifiées à l’aide d’outils validés (respectivement : EuroQol-5D et Short form-12 physical component score).

Il s’avère qu’un an après l’événement coronarien, près de la moitié des patients (43 %) ont déclaré une altération de leur état : perte isolée d’autonomie (12,8 %) ; réduction isolée des capacités physiques (15,2 %) ; perte d’autonomie accompagnée d’une baisse des capacités physiques (15 %).

Les marqueurs prédictifs indépendants de perte d’autonomie étaient : le fait d’être une femme, de ne pas être marié, d’avoir des origines non caucasiennes, de ne pas avoir de couverture sociale ou encore d’avoir pour comorbidité une insuffisance rénale terminale ou un syndrome dépressif.

L’absence de protection sociale, l’absence de rééducation cardiaque et l’absence d’angine de poitrine avant l’IDM étaient les marqueurs de risque indépendants d’une perte de capacités physiques.

Curieusement, l’âge n’était marqueur prédictif, ni d’une perte d’autonomie ni d’une baisse des capacités physiques.

Ce travail indique que, dans près de la moitié des cas, un IDM a des conséquences importantes sur le quotidien puisqu’il s’accompagne à un an, dans près d’un cas sur deux, soit d’une perte d’autonomie, soit d’une réduction des capacités physiques soit des deux.

Relevons que, parmi les marqueurs de risque modifiables, la non participation à un programme de rééducation semble augmenter le risque de perte de capacités physiques.



Dr Olivier Meillard


Dodson JA et coll. : Physical function and independence 1 year after myocardial infarction: observations from the Translational Research Investigating Underlying disparities in recovery from Myocardial infarction: Patients’ Health status registry. Am Heart J., 2012; 163: 790-6




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