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Risque cardiovasculaire résiduel après baisse significative du LDL sous statines

Publié le 27/07/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Les statines ont constitué une grande avancée dans la maîtrise du risque cardiovasculaire.

Il n’en demeure pas moins que les patients traités par une statine conservent un risque cardiovasculaire important. Le risque de décès à 5 ans serait de l’ordre de 20 % en prévention secondaire.

L’idée à la base d’une nouvelle mouture des données de l’étude JUPITER était de chercher à déterminer les éléments métaboliques pouvant expliquer le risque résiduel de patients pourtant considérés comme étant « bien traités » par une statine.

Rappelons que JUPITER a concerné la prévention primaire (et par conséquent des sujets sans antécédents cardiovasculaires) et sans diabète ni hypercholestérolémie (LDL < 1,3 g/l) ; les patients inclus avaient « seulement » une CRP ≥ 2 mg/l. 

N’ont été revues ici que les données des patients du groupe ayant reçu chaque jour 20 mg de rosuvastatine.

Après ajustement, les analyses indiquent finalement que le risque résiduel d’événements cardiovasculaires semble pouvoir s’expliquer tout autant par le niveau du LDL-cholestérol (LDL-C ; hazard ratio ajusté [HR] : 1,31 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] : 1,09-1,56) que par celui du non-HDL-cholestérol (non-HDL-C ; HR : 1,25 ; IC : 1,04-1,50) ou par celui de l’Apolipoprotéine B (HR : 1,27 ; IC : 1,06-1,53) ou encore par le niveau des différents ratios : cholestérol total/ HDL-C (HR : 1,22 ; IC : 1,03-1,44) ; LDL-C/HDL-C (HR : 1,29 ; IC : 1,09-1,52) ; Apolipoprotéine B/A1 (HR : 1,27 ; IC : 1,09-1,49).

Le risque résiduel semble se réduire significativement pour un LDL-C au dessous de 0,7 g/l, un non-HDL-C au dessous de la barre de 1 g/l, ou encore pour une Apolipoprotéine B à moins de  0,8 g/l.

En revanche, le niveau de triglycérides sous traitement ne semble pas, chez les patients étudiés ici,  avoir d’influence sur le risque cardiovasculaire résiduel.

A méditer…



Dr Olivier Meillard


Mora S et coll. On-treatment non-high-density lipoprotein cholesterol, apolipoprotein B, triglycerides, and lipid ratios in relation to residual vascular risk after treatment with potent statin therapy. J Am Coll Cardiol., 2012; 59:1121-8




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