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Le test de provocation est souvent nécessaire pour le diagnostic d’hypersensibilité aux produits de contraste iodés

Publié le 31/07/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Les réactions d’hypersensibilité aux produits de contraste iodés (PCI) sont classées en fonction de l’intervalle de temps entre l’administration du médicament  et l’apparition des symptômes. On distingue ainsi les réactions immédiates, apparues dans l’heure et les réactions non immédiates survenues plus d’une heure après la prise du PCI.

Les réactions non immédiates seraient de plus en plus fréquemment décrites avec au premier plan une atteinte cutanée. Elles sont légères à sévères revêtant le plus fréquemment la forme d’un exanthème maculopapuleux, moins souvent d’une urticaire non immédiate avec ou sans angio-œdème.

Une étude espagnole a comparé l’utilité des tests cutanés (IDR et patch-tests) et des tests de provocation médicamenteux chez des patients ayant présenté une hypersensibilité retardée après administration d’un PCI avec une atteinte cutanée exclusive non sévère (exanthème ou urticaire).

Un groupe contrôle de 25 personnes ayant une bonne tolérance aux PCI a été constitué parallèlement.

Les 161 patients vus pour une réaction non immédiate à un PCI avaient un âge moyen de 58,5 ans dont 50,9 % étaient des hommes. Les molécules en cause étaient le plus fréquemment l’ioméprol (32,9 % des cas) et l’iodixanol (28,6 %).

Une atopie était présente chez 23 % des patients et 19,9 % avaient un antécédent d’allergie médicamenteuse confirmée (AINS, bêta-lactamines et fluoroquinolones).

Les IDR à lecture retardée ont été positives chez 34 des 161 patients (21,1 %) : pour une seule molécule chez 27, pour 2 PCI chez 6 et pour 3 molécules chez un seul patient.

Dix des sujets ayant des IDR positives avaient aussi des patch-tests positifs.

Aucun patch-test n’a été positif en cas d’IDR négative.

Les tests ont tous été négatifs chez les personnes témoin.

Un test de provocation médicamenteux en simple aveugle contre placebo a été mené en cas de test négatif. Celui-ci a permis le diagnostic dans 56,4 % des cas contre 43,6 % avec les tests cutanés.

La démarche diagnostique pourrait varier selon le PCI en cause : les tests cutanés seraient plus fréquemment positifs pour l’ioméprol alors que le test de provocation serait plus souvent nécessaire pour l’iodixanol.



Dr Geneviève Démonet


Torres MJ et coll. : Diagnostic evaluation of patients with nonimmediate
cutaneous hypersensitivity reactions to iodinated contrast media. Allergy, 2012; 67: 929-935.


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