Le syndrome métabolique (SM) rassemble certain des classiques
facteurs de risque cardiovasculaire que l’on rencontre fréquemment
associés entre eux chez bon nombre de patients : obésité,
hypertension artérielle (HTA), dyslipidémie et diabète.
Il est admis que trois des composants du SM sont des facteurs de
risque de la fibrillation auriculaire (FA) : HTA, diabète et
obésité.
L’idée à la base de ce travail était d’étudier l’impact du SM
sur le résultat (récidive et qualité de vie) de l’ablation de la FA
par radiofréquence.
Ont donc été revues les données de quelque 1 500 dossiers de
première ablation (FA paroxystique : 29 % ; FA permanente : 26 % ;
FA permanente ancienne : 45 % ; n = 1 496).
Les patients étaient alors suivis pendant près de 2 ans (21 +/-
7 mois) pour l’évaluation de l’incidence des récidives. La
qualité de vie (QDV) était par ailleurs évaluée à l’aide d’un
questionnaire validé.
Au terme du suivi, 39 % des patients ayant un SM avaient eu une
récidive d’arythmie contre 32 % en l’absence de SM (p = 0,005). Les
stratifications indiquent que ce sont les FA non paroxystiques de
patients ayant un SM qui ont le plus récidivé (46 % versus 35 %
pour les FA non paroxystiques sans SM associé ; p = 0,002). La
différence n’était pas significative en cas de FA paroxystique (25
% versus 22 % ; p = 0,295).
Si les scores de QDV étaient initialement inférieurs en cas de
SM, ils se sont significativement améliorés après la procédure : +
5,7 +/- 2,5 pour les composantes mentales (p < 0,001) et + 9,1
+/- 3,7 pour les composantes physiques (p < 0,001).
Chez les patients sans SM, seules les composantes mentales se
sont améliorées après la procédure (+ 4,6 +/- 2,8 ; p = 0,036).
A noter que, dans les FA non paroxystiques, le SM, le sexe
féminin, une CRP ≥ 0,9 mg/dl et un nombre élevé de leucocytes
sanguins étaient des marqueurs prédictifs indépendants de
récidive.
Dr Olivier Meillard
Mohanty S et coll. : Impact of metabolic syndrome on procedural outcomes in patients with atrial fibrillation undergoing catheter ablation. J Am Coll Cardiol 2012 ; 59 : 1295-301.
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