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Troubles érectiles : un traitement de chocs !

Publié le 08/08/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Les médicaments prescrits dans les troubles érectiles (TE), utilisés au « coup par coup », ne modifient pas les mécanismes physiologiques de l’érection, alors que les thérapies géniques ou à base de cellules souches cherchent à restaurer la fonction.

C’est dans cette perspective que les auteurs américano-israéliens ont eu recours à la lithotritie extracorporelle à faible intensité (LEC-FI), réputée favoriser l’angiogenèse. Ils ont donc conduit un essai randomisé, en double aveugle, contre traitement simulé chez les hommes dont les TE étaient améliorés par les inhibiteurs de la 5-phosphodiestérase (I5PD).

Ils ont recruté 60 hommes porteurs de TE depuis plus de 6 mois, prenant des I5PD et prêts à les interrompre pendant la durée de l’étude, n’ayant pas été traités pour cancer de la prostate ; le tirage au sort (ratio 2/1) en a désigné 20 pour le traitement simulé et 40 pour la LEC-FI ; les 2 groupes étant similaires en termes d’âge, de pathologies associées, de sévérité des TE. Les hommes ont rempli des questionnaires spécialisés scorant leurs performances et ont subi de plus une étude pléthysmographique de leur flux sanguin pénien au repos et après occlusion veineuse.

Le traitement par LEC-FI a consisté en 2 séances par semaine pendant 3 semaines, répétées après une pause de 3 semaines, soit 9 semaines. Après un mois (sans I5PD), les hommes ont été à nouveau évalués par questionnaire et pléthysmographie (et encore à 3 mois).

Les ondes de choc ont été appliquées avec une sonde ad hoc sur une face du pénis et sur toute sa longueur après l’avoir oint d’un gel (d’échographie) : on a délivré 120 ondes de choc par minute sur 5 points pendant 15 minutes, avec une énergie de 0,09 mJ/mm². Dans la sonde des traitements simulés, une plaque de métal empêchait les ondes de choc de frapper le pénis, sans que rien ne le laissât supposer au malade ni au soignant. Les patients insatisfaits (n = 23), qu’ils fussent dans le groupe traité effectivement (n = 7), ou dans le groupe traitement simulé (n = 16), ont pu obtenir des séances supplémentaires.

Au terme des évaluations, une amélioration de 6 points des scores a été constatée chez les hommes soumis à la LEC-FI vs 3 dans le groupe traitement simulé, la prise de ≥ 5 points étant rencontrée chez 26 (65 %) des premiers vs 4 (20 %) des seconds. C’est au niveau du désir sexuel, de la dureté de l’érection et de la satisfaction générale que les progrès sont les plus flagrants, corroborés par la pléthysmographie. Il n’y a eu aucun effet indésirable et les résultats ont été encore améliorés chez ceux qui avaient réclamé une « rallonge ».



Dr Jean-Fred Warlin


Vardi Y et coll. : Does low intensity extracorporeal shock wave therapy have a physiological effect on erectile function ? Short-term results of a randomized, double-blind, sham controlled study. J Urol 2012 ; 187 : 1769-1775.




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