> Accueil JIM > Quête d’un substrat organique dans les troubles dépressifs majeurs

Partenaires Partenaire





ACTUALITE MEDICALE

Quête d’un substrat organique dans les troubles dépressifs majeurs

Publié le 08/08/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Des anomalies de la substance blanche ont été évoquées à l’origine (au moins partielle) du trouble dépressif majeur, mais le lien entre l’altération de la matière blanche et l’intensité de la dépression demeure encore énigmatique. Afin de préciser cette relation, une étude britannique compare les données d’imagerie du tenseur de diffusion chez 66 sujets avec dépression majeure et chez 66 sujets-témoins (appariés pour l’âge, le sexe et le niveau d’efficience intellectuelle). La sévérité de la dépression est évaluée par le Beck Depression Inventory.

Les auteurs confirment l’association de la pathologie dépressive avec des « déficits étendus dans l’intégrité de la substance blanche. » Parmi les zones concernées par ces déficits (comparativement aux sujets-témoins), figurent le corps calleux, le faisceau longitudinal supérieur et la corona radiata. Et on observe une corrélation entre la sévérité des symptômes dépressifs et la perte de l’intégrité anatomique (et sans doute aussi fonctionnelle) de la substance blanche, en particulier au niveau du corps calleux.

La mise en évidence de ces altérations structurelles de la substance blanche (sous-jacentes aux troubles dépressifs) semble confirmer la thèse d’une composante organique dans cette pathologie où un phénomène de « déconnexion » entre certaines parties du cerveau pourrait entraîner (ou du moins aggraver) des anomalies dans les processus de contrôle des émotions. Mais comme souvent dans ce type d’étude, comment opérer une distinction formelle entre les atteintes réellement à l’origine de la maladie et ses conséquences éventuelles, ou liées peut-être à certains traitements ou à d’autres facteurs, par exemple à des comorbidités ou des gènes plus fréquents chez les sujets dépressifs ?



Dr Alain Cohen


James Cole et coll. : White matter abnormalities and illness severity in major depressive disorder.
Br J. Psychiatry 2012 ; 201: 33–39.


Vous pouvez lire sur un thème proche :


IMPRIMER ENVOYER A UN CONFRERE REAGIR ENREGISTRER DANS MA BIBLIOTHEQUE TAILLE DU TEXTE

Vos réactions