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Métastases hépatiques du cancer du sein : la survie après radio-embolisation est prédite par la TEP-TDM

Publié le 09/08/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La radio-embolisation associe dans ses principes de base : 1) une embolisation qui consiste à injecter par voie intra-artérielle des microsphères ; 2) une curiethérapie car ces dernières sont porteuses d’yttrium 90 (90Y), un radionucléide caractérisé par l’émission de rayonnements bêta de haute énergie dont le libre parcours au sein des tissus est de l’ordre de 2,4 mm. De ce fait, le transfert d’énergie linéique (quantité d’énergie transférée au milieu par la particule incidente par unité de longueur de trajectoire) est élevé.
 
L’irradiation concerne essentiellement les tissus tumoraux et les doses absorbées sont souvent élevées sans porter trop atteinte aux tissus sains. Ce sont les lésions hépatiques malignes, notamment les métastases, qui sont le plus souvent traitées par radio-embolisation, quand leur exérèse chirurgicale n’est pas possible, ou encore, quand elles ne répondent pas ou plus à la chimiothérapie.
 
A ce stade, le pronostic vital est mis en jeu et il est capital de pouvoir évaluer la durée de la survie après ce traitement. Il existe une technique qui répond à ce besoin, en l’occurrence la tomographie par émission de positons (TEP), couplée à la tomodensitométrie (TDM) et réalisée après l’injection de fluorodéoxyglucose (FDG) marqué par le 18F (18F-FDG-TEP-TDM). Qu’on en juge en se référant à une étude de cohorte prospective dans laquelle ont été incluses 58 femmes atteintes d’un cancer du sein associé à des métastases hépatiques non opérables et peu sensibles à la chimiothérapie.

Dans ces conditions, c’est la radio-embolisation à l’90Y qui a été utilisée, l’injection étant faite dans l’artère hépatique. La 18F-FDG-TEP-TDM a été effectuée à l’état basal et 3 mois plus tard et l’évaluation semi-quantitative de la fixation tumorale a reposé sur le SUVmax (standardized uptake value max). Une diminution d’au moins 30 %, 3 mois après l’intervention, a été considérée comme une réponse positive. L’IRM avec injection d’un agent paramagnétique et un scanner avec injection d’un produit de contraste ont été pratiquées chez 43 patientes.

La durée médiane de la survie a été de 47 semaines. Celle-ci s’est avérée plus longue en cas de baisse significative du SUVmax, en l’occurrence 65 versus 43 semaines chez les non répondeurs (p < 0,05). Une analyse multivariée a montré que le paramètre le plus prédictif de la survie était la baisse du SUVmax, indépendamment des autres variables pronostiques, le risque relatif correspondant étant en effet de 0,23 (répondeurs versus non répondeurs ; p < 0,005). Aucun des éléments suivants n’a eu d’incidence significative sur la durée de la survie : métastases extra-hépatiques, statut des récepteurs hormonaux ou encore réponse au traitement évaluée par IRM ou TDM.



Dr Philippe Tellier


Bravo PE et coll. : 18F-FDG PET/CT predicts survival after radioembolization of hepatic metastases from breast cancer. J Nucl Med 2012 ; 53 : 371-377.



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