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Allergie de contact au parfum : quel facteur de risque ?

Publié le 13/08/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Une étude expérimentale prospective en double aveugle a été menée aux Pays-Bas pour évaluer le rôle de l’irritabilité cutanée dans la survenue d’une polysensibilisation aux allergènes de parfums (au moins 3 allergènes différents ne possédant pas de réactivité croisée).

Ce travail a inclus 100 patients (20 hommes et 80 femmes) âgés de 18 à 75 ans ayant une allergie de contact diagnostiquée par une positivité du test au fragrance mix I (FM I) et/ou au fragrance mix II (FM II) de la batterie standard européenne.

Les patients ont été testés sur le dos avec 25 composants chimiques des parfums en plus des mélanges FM I et II. Les tests ont été codés pour assurer le double-aveugle.
Ils ont été enlevés à 48 heures, lus le jour même, puis à 72 heures, et 144 heures, par un seul spécialiste entraîné.

Lors de ces tests, une réaction positive est survenue chez 75 patients pour le FM I, pour 33 patients pour le FM II et pour 26 pour les 2 mélanges.
Les réactions positives individuelles les plus fréquemment observées étaient vis-à-vis de E. prunastri (25 % ; intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 16,9 à 34,7 %), E. furfuracea (19 % ; IC95 de 11,8 à 28,1 %), et hydroxyisohexyl 3-cyclohexène carboxaldéhyde (17% ; IC95 de 10,2 à 25,8 %).
La lecture au 7ème jour (qui n’est pas pratiquée en routine pour le parfum) a permis de mettre en évidence, chez 9 patients, 4 réactions à l’isoeugénol, 2 au farnésol, une au hydroxyisohexyl 3-cyclohexene carboxaldéhyde, une au cinnamyl alcohol, une au citronellol et une réaction au FM I.

Un test d’irritation a par ailleurs été pratiqué par l’application pendant 24 heures d’un patch de sodium lauryl sulfate à des concentrations différentes (0 %, 0,45 %, 0,67 %, 1 %, et 1,5 %) sur le bras. La sensibilité de la peau à l’irritation a été évaluée par la mesure de la perte en eau transépidermique (TEWL) à J-2, J-3 et J-7. La réaction maximale à 48 heures a été utilisée comme référence.

Les patients polysensibilisés présentaient un niveau plus élevé de réponse à l’irritation que les autres aux concentrations de 1 et 1,5 %.

Cette susceptibilité particulière de la peau à l’irritation pourrait donc être un facteur de risque de développement d’une polysensibilisation aux allergènes des parfums.



Dr Geneviève Démonet


Mariette JC et coll. : The role of the skin irritation response in polysensitization to fragrances” Contact Dermatitis 2012 ; 67 (1) : 28-35.



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