> Accueil JIM > Syndrome malin

Partenaires Partenaire





ACTUALITE MEDICALE

Syndrome malin

Publié le 13/08/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Heureusement peu fréquent (survenant environ chez 0,5 % des sujets sous neuroleptiques), le syndrome malin des neuroleptiques (SMN) représente une grave complication pouvant émailler un traitement par ces médicaments antipsychotiques. Cette « réaction idiosyncrasique » existe à la fois avec des neuroleptiques classiques (première génération) ou atypiques (seconde génération). Et même si la mortalité imputable à ce syndrome semble actuellement diminuer, il est important de le reconnaître et de le prévenir, vu la gravité de ses séquelles possibles (neuropsychiatriques ou organiques).

Si la « tétrade classique » du SMN associe « un brusque accès de fièvre, une instabilité, des troubles extrapyramidaux et une altération de l’état mental », d’autres symptômes (biologiques ou para-cliniques) peuvent se rencontrer : hyperleucocytose, anomalies de l’électrocardiogramme, de la coagulation, du bilan des électrolytes, troubles de la fonction rénale, de la fonction hépatique…

Une étude a exploité les données du registre australien de pharmacovigilance ADRAC, considéré comme « l’un des meilleurs du monde » et recensant les effets latéraux des médicaments, en particulier les statistiques relatives aux 208 SMN constatés en Australie entre 1994 et 2010, afin de comparer les caractéristiques des SMN selon le type de neuroleptique prescrit (première ou seconde génération).

Cette enquête montre globalement que les sujets avec SMN induit par un neuroleptique de seconde génération sont en général « plus jeunes et plus volontiers étiquetés psychotiques. » Dans les deux populations (patients sous neuroleptiques classiques ou atypiques), la symptomatologie du SMN est « très similaire », excepté une « moindre fréquence de la rigidité ou des troubles extrapyramidaux » avec les neuroleptiques de seconde génération, comparativement à l’emploi des neuroleptiques de première génération. Et surtout, la mortalité se révèle « beaucoup plus faible » (3 %) en cas de SMN sous neuroleptiques de seconde génération, par rapport à celle observée lors d’un SMN sous neuroleptique classique (16,3 %), mais les raisons de cette différence demeurent encore « indéterminées ».



Dr Alain Cohen


Trollor JN et coll. : Comparison of neuroleptic malignant syndrome induced by first- and second-generation antipsychotics. Br J. Psychiatry 2012 ; 201 : 52–56.



IMPRIMER ENVOYER A UN CONFRERE REAGIR ENREGISTRER DANS MA BIBLIOTHEQUE TAILLE DU TEXTE

Vos réactions