La nécessité de répéter un geste de revascularisation après
angioplastie coronaire percutanée s’impose plus fréquemment chez le
diabétique. Si les stents actifs on amélioré le risque de
resténose, des désaccords sont apparus quant à l’efficacité
relative des différents stents actifs chez les patients
diabétiques.
Le British Medical Journal publie les résultats
d’une méta-analyse réalisée à partir de 42 essais randomisés, dont
le but était de comparer l’efficacité des différents stents actifs
entre eux et avec les stents nus, chez des patients diabétiques.
Les études incluses totalisent 22 844 patients-années de suivi.
Tous les stents actifs s’avèrent plus efficaces que les stents
nus en terme de nécessité de revascularisation. La diminution du
risque subit toutefois d’importantes variations selon le type de
stent, allant de 37 % à 69 %, les stents diffusant du sirolimus
étant significativement plus efficaces que ceux diffusant du
zotarolimus, mais sensiblement identiques en termes d’efficacité de
prévention de la réintervention à ceux diffusant du paclitaxel ou
de l’évérolimus. Si les auteurs concluent à une probabilité de 87 %
que les stents diffusant de l’évérolimus soient plus efficaces que
les autres, ils précisent toutefois que les données manquent encore
concernant les stents diffusant le zotarolimus.
La fréquence des resténoses chez les diabètiques s’explique par
plusieurs facteurs : ils ont des diamètres vasculaires inférieurs
aux autres patients, la coronaropathie marque parfois chez eux une
plus rapide progression et après la pose du stent, ils développent
plus souvent un phénomène dit d’hyperplasie néointimale.
Dr Roseline Péluchon
Bangalore S et coll. : Outcomes with various drug eluting or bare metal stents in patients with diabetes mellitus: mixed treatment comparison analysis of 22 844 patient years of follow-up from randomised trials. BMJ 2012;345:e5170.
Vous pouvez lire sur un thème proche
:
Copyright © http://www.jim.fr
 |
Vos réactions |