Une mise à jour des recommandations de l’organisation mondiale
sur l’allergie a été effectuée pour tenir compte de la publication
de plus de 500 nouveaux articles sur le sujet.
Les sujets vulnérables sont les nourrissons, les adolescents,
les femmes enceintes et les personnes âgées.
L’asthme, particulièrement sévère ou incontrôlé demeure associé
à l’anaphylaxie et son existence est un facteur prédictif de
survenue de symptômes respiratoires en cas d’allergie
alimentaire.
Les pathologies mastocytaires sont associées avec un risque
accru d’anaphylaxie sévère voire fatale.
Des co-facteurs peuvent amplifier la réaction anaphylactique :
exercice, fièvre, infection aiguë, période prémenstruelle, stress
émotionnel.
Chez l’enfant et l’adolescent, les aliments sont la première
source d’anaphylaxie alors que piqûres d’insectes et médicaments
sont plus souvent en cause chez l’adulte plus âgé.
Le diagnostic de l’anaphylaxie est essentiellement clinique. Le
dosage de la tryptase sérique est utile mais seulement
rétrospectivement en raison d’un délai très long d’obtention du
résultat. Des dosages successifs sont préférables.
Le recours ultérieur à des allergènes recombinants permet
d’améliorer l’identification de la cause de l’anaphylaxie
(aliments, latex et hyménoptères).
L’adrénaline est le traitement de référence du choc
anaphylactique. Son administration est parfois retardée, même en
milieu hospitalier. Des effets secondaires cardiaques sont
possibles en cas de surdosage (surtout en IV) mais l’anaphylaxie en
elle-même peut être responsable d’infarctus du myocarde et
d’arythmie.
Une fois le diagnostic posé, les patients doivent disposer
d’adrénaline auto-injectable, d’un plan d’urgence écrit, d’une
identification médicale de la pathologie (bracelet, carte
d’allergique…) et doivent être suivis régulièrement par un
allergologue. L’éducation du patient reste fondamentale.
Les mesures préventives d’éviction doivent permettre de réduire
le risque de récidive.
En cas d’anaphylaxie idiopathique fréquente, un traitement de 2
à 3 mois par glucocorticoïdes et antihistaminiques non sédatifs est
à envisager tout comme la recherche d’un désordre mastocytaire.
Certaines allergies alimentaires guérissent spontanément,
d’autres peuvent être améliorées par un traitement d’immunothérapie
mais celle-ci n’est toujours pas recommandée en pratique
clinique.
Dr Geneviève Démonet
Simons FE et coll . : 2012 Update: World Allergy Organization Guidelines for the assessment and management of anaphylaxis. Curr Opin Allergy Clin Immunol., 2012, 12: 389-399
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