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Les nouveaux guidelines sur l’anaphylaxie sont arrivés !

Publié le 31/08/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Une mise à jour des recommandations de l’organisation mondiale sur l’allergie a été effectuée pour tenir compte de la publication de plus de 500 nouveaux articles sur le sujet.

Les sujets vulnérables sont les nourrissons, les adolescents, les femmes enceintes  et les personnes âgées.

L’asthme, particulièrement sévère ou incontrôlé demeure associé à l’anaphylaxie et son existence  est un facteur prédictif de survenue de symptômes respiratoires en cas d’allergie alimentaire.

Les pathologies mastocytaires sont associées avec un risque accru d’anaphylaxie sévère voire fatale.

Des co-facteurs peuvent amplifier la réaction anaphylactique : exercice, fièvre, infection aiguë, période prémenstruelle, stress émotionnel.

Chez l’enfant et l’adolescent, les aliments sont la première source d’anaphylaxie alors que piqûres d’insectes et médicaments sont plus souvent en cause chez l’adulte plus âgé.

Le diagnostic de l’anaphylaxie est essentiellement clinique. Le dosage de la tryptase sérique est utile mais seulement rétrospectivement en raison d’un délai très long d’obtention du résultat. Des dosages successifs sont préférables.

Le recours ultérieur à des allergènes recombinants permet d’améliorer l’identification de la cause de l’anaphylaxie (aliments, latex et hyménoptères).

L’adrénaline est le traitement de référence du choc anaphylactique. Son administration est parfois retardée, même en milieu hospitalier. Des effets secondaires cardiaques sont possibles en cas de surdosage (surtout en IV) mais l’anaphylaxie en elle-même peut être responsable d’infarctus du myocarde et d’arythmie.

Une fois le diagnostic posé, les patients doivent disposer d’adrénaline auto-injectable, d’un plan d’urgence écrit, d’une identification médicale de la pathologie (bracelet, carte d’allergique…) et doivent être suivis régulièrement par un allergologue. L’éducation du patient reste fondamentale.

Les mesures préventives d’éviction doivent permettre de réduire le risque de récidive.

En cas d’anaphylaxie idiopathique fréquente, un traitement de 2 à 3 mois par glucocorticoïdes et antihistaminiques non sédatifs est à envisager tout comme la recherche d’un désordre mastocytaire.

Certaines allergies alimentaires guérissent spontanément, d’autres peuvent être améliorées par un traitement d’immunothérapie mais celle-ci n’est toujours pas recommandée en pratique clinique.



Dr Geneviève Démonet


Simons FE et coll . : 2012 Update: World Allergy Organization Guidelines for the assessment and management of anaphylaxis. Curr Opin Allergy Clin Immunol., 2012, 12: 389-399


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