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Quelle évolution pour le carcinome in situ cervical sous anti TNF ?

Publié le 03/09/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Alors que de nombreuses études ont porté sur le risque de cancer incident sous anti TNF alpha, ont dispose de peu de données concernant les sujets atteints d’un cancer préalablement à la mise en route du traitement.
Aucune étude n’a, non plus, examiné le risque de cancer après exposition à un anti TNF chez les malades ayant des lésions précancéreuses telles qu’une dysplasie du col utérin. Les « guidelines » de la BSR (British Society for Rheumatology) conseillent simplement la prudence lors de l’utilisation des anti TNF dans ce type de contexte.

Les auteurs de ce travail ont étudié à partir du registre biologics BSR, le devenir des femmes atteinte de polyarthrite rhumatoïde et ayant des antécédents de carcinome cervical in situ (CIS).
Le biologics BSR (BBSR) regroupe 2 cohortes de patients ; la première concerne des malades atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) débutant une biothérapie, la seconde des malades atteints de PR, traités par DMARD (disease modifying anti-rheumatic drugs) et naïfs de traitement biologique.

Seules les femmes atteintes de CIS avant le début de l’étude et identifiées grâce au registre britannique des cancers ont été incluses dans l’analyse.

Au total 238 femmes avaient des antécédents de CIS cervical parmi 11 738 femmes (48/2 654 sous DMARD seuls et 190/9 084 sous anti TNF). Soixante-treize des femmes sous anti TNF ont débuté ce traitement dans les 10 ans après le CIS cervical (27 dans les cinq ans).
Deux cancers génitaux incidents (carcinome épidermoïde métastatique de la vulve et cancer du col de l'utérus métastatique, tous deux mortels) ont été signalés dans la cohorte DMARD. Dans les 2 cas, le CIS avait été diagnostiqué 13 ans auparavant. Aucun
cancer féminin n’a été observé au cours des 893 années-personnes de suivi dans la cohorte anti-TNF.

En résumé, il n'y a pas eu de cancers génitaux féminins incidents ou récurrents chez les femmes avec CIS cervical préexistant sélectionnées pour un traitement par anti-TNF dans le BBSR.
Un des points forts de cette étude est la liaison avec le registre des cancers, limitant les biais de rapports entre les cohortes. Cependant, malgré l'utilisation d'une large cohorte nationale de femmes atteintes de PR, cette étude manque de puissance pour détecter une différence cliniquement importante du risque de cancer incident entre les cohortes.



Dr Juliette Lasoudris Laloux


Mercer LK et coll. : Anti-TNF therapy in women with rheumatoid arthritis with a history of carcinoma in situ of the cervix. Ann Rheum Dis., 2012 ; publication avancée en ligne le 26 juillet.




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