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Moins de mortalité après un SCA chez les patients obèses

Publié le 11/09/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque reconnus de maladies coronariennes. Cependant une fois la maladie diagnostiquée, le pronostic semble plus favorable à court et à moyen terme pour les patients en surpoids que pour les plus minces. Cette situation, où l’obésité semble protéger les patients victime d’un syndrome coronarien aigu (SCA) a été qualifiée de « paradoxe de l’obésité ».  Les études étant loin d’être unanimes à ce sujet, le débat reste ouvert sur ce supposé paradoxe.

Dans ce contexte, cette étude s’est fixé pour objectif d’évaluer la relation entre indice de masse corporelle (lMC) et mortalité pendant l’hospitalisation de patients admis pour SCA.

Au total, 834 patients âgés en moyenne de 65 ans admis entre 2009 et 2010 pour SCA ont été inclus dans l’étude. Trente-huit variables étaient disponibles concernant ces malades : les facteurs de risque cardiovasculaire classiques (tabac, diabète de type 2 [DT2]…), les antécédents médicaux, le statut du patient à l’admission (TA, troponine, ECG…), ainsi que sa prise en charge (coronarographie suivie d’une éventuelle revascularisation).

En analyse mutivariée, l’IMC ressort comme un facteur protecteur de la mortalité pendant l’hospitalisation avec un odds ratio à 0,74, p<0,006.

Par catégorie d’IMC, la mortalité chez les patients minces (IMC < 25 Kg/m²), en surpoids (IMC=25-30 Kg/m²) et obèses (IMC>30 Kg/m²) ressort à 6,1 %, 3,1 % et 4,1 % respectivement, cette tendance n’étant cependant pas statistiquement significative.

Selon les auteurs, cette étude confirme une fois de plus l’existence d’un paradoxe de l’obésité, dans le sens où un IMC élevé est associé à une mortalité plus faible. De plus, l’incidence du DT2, d’antécédents cardiovasculaires, de BPCO et d’un score TIMI faible chez les patients en excès pondéral n’a pas suffi à augmenter leur risque de mortalité, ce qui semble également paradoxal.

Le mécanisme derrière ce paradoxe reste à élucider d’autant plus qu’une méta analyse incluant plus de 250 000 patients (Romero et al. Lancet 2006) a montré que cette tendance « protectrice » s’inversait pour les IMC ≥ 35 Kg/m². En attendant des éclaircissements, il ne faut pas oublier qu’environ 40 % des épisodes coronariens sont attribués à l’excès pondéral !



Dr Rodi Courie


Camprubi M et coll. : Body mass index and hospital mortality in patients with acute coronary syndrome receiving care in a university hospital. J Obes., 2012; 2012: 287939.


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