C’est une « découverte » qui passionne tant les Américains
qu’elle a été reprise par plusieurs media grand public et de
nombreux sites spécialisés dans la communication médicale : la
curcumine (issue du curcuma) empêche le virus de la fièvre de la
vallée du Rift de se multiplier dans un modèle cellulaire
expérimental. Suit la description des mécanismes en jeu, tels
que décryptés par les auteurs du G. Mason University, USA :
la curcumine développerait son effet inhibiteur en interférant avec
les mécanismes de phosphorylation IKK.β2 de la protéine virale NSs,
avec altération du cycle cellulaire normal. Un phénomène qui a pu
être retrouvé aussi avec la souche virale ZH501, hautement
virulente ; enfin, nec plus ultra, la curcumine « down- régulerait
» la réplication virale dans le foie de souris expérimentalement
infectées. CQFD.
La curcumine, donc, douée d’une efficacité antivirale
remarquable ? A. Narayanan, première auteure de l’article, est
d’origine indienne et à ce titre élevée au curcuma, ce qui a
certainement été une grande motivation pour elle. Son remarquable
travail, cependant, confirme encore une fois que le curcuma, épice
ancestrale majeure de la médecine ayurvédique, pourrait être douée
d’activités anti infectieuses –en l’occurrence antivirales-
remarquables. Une recherche bibliographique rapide semble confirmer
le fait, avec pour l’exemple deux publications particulièrement
contributives. La première, réalisée par D-Y Chen et al., de Taiwan
(Food Chemistry, 119 ; 1346-51), démontrait en 2010 qu’un
traitement à la curcumine 30 µM réduisait de 90 % la production de
virus grippaux d’une culture cellulaire, les auteurs évoquant en
outre un effet direct de la curcumine sur l’infectiosité de
particules virales H1N1 ou H6N1. La seconde, la même
année (Zandi K et al, Nat Prod Commun), comparait l’activité
de plusieurs produits naturels sur des cellules Vero infectées au
virus herpes simplex HSV-1, et montrait que les meilleurs effets
étaient obtenus par la curcumine et ses dérivés…
Nombreux sont les Indiens qui soignent, depuis longtemps,
leurs maux de gorge et autres syndromes grippaux en absorbant leur
dose quotidienne de curcuma. La science semble aujourd’hui leur
donner raison, et les dérivés du curcuma promis à un bel avenir. A.
Narayanan souhaite poursuivre ses recherches avec d’autres virus,
Bunyavirus, alphavirus (encéphalite équine) et même retrovirus
(dont le VIH). On attendra les résultats de ses travaux avec
intérêt.
Dr Jack Breuil
Narayanan A et coll. : Curcumin inhibits Rift valley fever virus replication in human cells. J Biol Chem., 2012 ; publication avancée en ligne le 30 juillet.
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Curcuma antiviral et anticancéreux
Le 27 septembre 2012
Cette épice possède des vertus pro immunitaire assez généralisées puisque les expériences menées sur des rats par le Dr Beliveau au Canada sont relayées par le cancérologue français David Khayat . Les auteurs précisent que l'efficacité en prévention des cancers est multiplié par un facteur supérieur à 1000 si elle est associée au poivre.
Dès lors nous tenons une panacée anti infectieuse et anticancéreuse qui dépasserait de loin les molécules connues.
Reste à préciser les doses et les effets secondaires .
Mais s'agissant d'épices millénaires il serait idiot d'en avoir peur d'autant que c'est aussi un moyen de manger agréablement des aliments peu gustatifs et donc un appoint pour les régimes pauvres en sucres et graisses et sel.
François Roche
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