La néphropathie induite par les produits de contraste (N-PC)
utilisés lors des procédures coronaires est un sujet de
préoccupation quotidien.
Il a été montré que la N-PC est associée à une prolongation de
l’hospitalisation et une réduction de la survie à court comme à
long terme (1 an).
Il existe plusieurs définitions de la N-PC. La définition
classique se base sur une augmentation de la créatininémie de 0,5
mg/100 ml. Une définition plus récente combine augmentation
de la créatininémie de 0,5 mg/100 ml ou augmentation de 25 % de la
créatininémie.
Le but de ce travail était de déterminer la meilleure définition
de la N-PC pour prédire les complications rénales (dialyse) et les
événements cardiaques.
Quelque 60 000 dossiers de patients ayant bénéficié d’une
opacification coronaire, issus d’un registre collaboratif, ont été
revus (n : 58 957).
Il est ressorti que 1 601 patients ont eu une augmentation de la
créatininémie d’au moins 0,5 mg/100 ml tandis que nettement plus du
double (n : 4 308) ont eu une augmentation de la créatininémie d’au
moins 0,5 mg/100 ml ou une augmentation de 25 % ou plus de la
créatininémie.
Par rapport à ce qui a été observé avec la nouvelle définition,
les cas de N-PC selon la définition classique sont survenus plus
souvent chez des patients ayant à l’origine une fonction rénale
normale.
La mortalité a été nettement plus élevée chez patients relevant
de la définition classique (16,7 % versus 1,7 % chez les patients
concernés par la nouvelle définition). La dialyse a également été
nettement plus fréquente dans ce groupe (9,8 % versus 0
%).
Et les auteurs de conclure à la plus grande pertinence des
critères classiques (augmentation de la créatininémie de 0,5 mg/100
ml ou plus) pour identifier les patients à risque d’hémodialyse ou
d’événements cardiaques sévères.
A confirmer.
Dr Olivier Meillard
Slocum NK et coll. : The changing definition of contrast-induced nephropathy and its clinical implications: insights from the Blue Cross Shield of Michigan Cardiovascular Consortium (BMC2). Am Heart J 2012; 163: 829-34
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