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L’activité physique a un effet modulateur sur les taux de leptine chez l’adolescent

Publié le 20/09/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La leptine, cytokine exprimée par le tissu adipeux, est un régulateur important de l’homéostasie énergétique informant le cerveau sur les réserves de l’organisme. L’élévation de ses concentrations est notable chez les jeunes obèses. Elles sont corrélées au risque cardiovasculaire, à la résistance à l’insuline et au diabète de type  2 et chez l’adulte, la leptine est un facteur de risque coronaire indépendant.

L’exercice physique semble atténuer l’influence négative de l’adiposité sur le risque cardiovasculaire de l’adolescent. Cependant, l’association entre activité physique (AP), activités de mise en forme (fitness) et leptine n’a été examinée que par des études incomplètes, centrées sur les obèses et aux résultats parfois contradictoires.

Une recherche multinationale européenne a étudié les relations entre AP, fitness et taux de leptine, en prenant en compte les différents facteurs de confusion en particulier la masse grasse (MG). Dans ce but, 902 adolescents, dont 509 filles, âgés de 12,5 à 17,5 ans, de 9 pays, ont subi une série de tests standardisés. Parmi eux, 195 étaient en surpoids ou obèses. Outre le poids et la taille, l’évaluation de la MG a été faite par la mesure de 6 plis cutanés. Les autres paramètres enregistrés ont été le stade pubertaire, la pression artérielle, le taux de leptine et l’insulinémie et la glycémie permettant de calculer l’index HOMA (homeostasis model assessment : insulinémie μUI/ml x glycémie mmol/L/22,5). L’évaluation de l’activité physique a été faite par un accéléromètre porté pendant la journée, durant 7 jours. Les performances à l’effort ont été évaluées par plusieurs tests : agrippement d’un dynamomètre par chaque main, saut à partir d’un point fixe, temps pour parcourir 4 fois 10 m testant agilité/vitesse, course aller retour entre 2 lignes distantes de 20 m à un rythme de plus en plus accéléré, donné par signal sonore, évaluant l’adaptation cardiorespiratoire.

Les résultats montrent que l’AP, particulièrement l’activité intense est négativement corrélée aux concentrations en leptine (P<0,05), après contrôle des facteurs de confusion potentiels y compris la masse grasse (donc chez les obèses comme chez les sujets de poids normal), le sexe, l’homéostasie glucidique. Les tests d’adaptation à l’effort étaient également inversement associés aux taux de leptine (P<0,05).

En conclusion, ces résultats suggèrent que l’activité physique vigoureuse et les activités de fitness modulent les taux de leptine indépendamment de la corpulence.



Pr Jean-Jacques Baudon


Jiménez-Pavón D et coll. : Physical activity, fitness, and serum leptin concentrations in adolescents. J Pediatr 2012 ; 160 : 598-603.



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