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Besoin de formation sur le don d’organe pour les infirmiers en soins intensifs

Publié le 21/09/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

L’équipe infirmière en unité de soins intensifs (USI) est amenée à jouer un rôle complexe en matière de don d’organes, qu’il s’agisse de l’identification des donneurs potentiels et des soins spécifiques à leur prodiguer mais aussi des relations avec l’entourage. Il a été montré que le niveau de connaissance, l’attitude et l’expérience des infirmiers pouvaient influencer la décision des proches. Mais, indépendamment de la qualité des équipes infirmières, toutes ne sont pas impliquées de la même façon dans le don d’organe et toutes n’ont pas les mêmes compétences dans ce domaine particulier en fonction du type d’USI. 

Une étude norvégienne a examiné les types de formation à proposer aux infirmiers en USI dans le but d’optimiser le don d’organes.

Elle identifie des besoins en connaissances théoriques plus poussées sur les aspects relatifs au don d’organes (législation, diagnostic de mort cérébrale, procédures du don d’organes) qui permettraient à l’infirmier de mieux répondre aux interrogations de la famille pendant « la phase de décision ». Mais l’infirmier doit également avoir des connaissances approfondies sur les conséquences de la mort cérébrale et sur les techniques de préservation des organes pour optimiser les résultats des transplantations. Le soutien à la famille, confrontée au difficile concept de mort cérébrale, doit cependant rester prioritaire : empathie, prise en charge respectueuse du donneur, explications compréhensibles.

La mise en place d’un tutorat par des collègues plus expérimentés favorise le partage de l’expérience et des connaissances, contribuant au développement des compétences professionnelles. De même, encourager la discussion au sein des équipes infirmières permet de développer une pratique professionnelle commune. Des groupes de réflexion peuvent faciliter la compréhension des questions éthiques et philosophiques soulevées par le don d’organes. L’infirmier de soins intensifs doit donc recevoir une formation solide, initiale mais surtout continue, sur le don d’organes.



Dr. Estelle Deniaud Boüet


Meyer K et coll. : Intensive care nurses’ perceptions of their professional competence in the organ donor process : a national survey. J Advanced Nurs., 2011 ; 68 : 104-115.


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