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Le risque de maladie auto-immune serait plus élevé en cas de syndrome d’apnées obstructives du sommeil

Publié le 27/09/2012   |  1 réaction Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) a été associé à une inflammation systémique chronique. Même s’il ne s’agit pas d’un lien de causalité, il n’existe aucune donnée concernant le risque éventuel de maladie auto-immune au cours de ce syndrome.  Une étude de cohorte, type cas-témoins, réalisée à Taiwan apporte une ébauche de réponse à cette question.  Un groupe de 1 141 patients tous atteints d’un SAOS a été constitué à partir d’une base de données, en l’occurrence la Taiwan Longitudinal Health Insurance Database

Ces cas ont été appariés à 7 055 sujets témoins choisis au hasard, en tenant compte du sexe, de l’âge et de l’année où le patient à été sélectionné au sein de la base de données. Tous ont été suivis pendant 5 ans dans le but de détecter des maladies de nature au moins en partie auto-immune, telles la polyarthrite rhumatoïde, les spondylarthropathies ou encore le lupus érythémateux aigu disséminé. Sur le plan statistique, les données ont été traitées au moyen du modèle des risques proportionnels de Cox.

Au cours des cinq années de suivi, le pourcentage de patients ayant développé une pathologie auto-immune a été globalement estimée à 1,76 % au sein des deux cohortes réunies, soit plus de 8 000 sujets.

En cas de SAOS, le chiffre était de 2,91 %, contre 1,53 % dans le groupe des témoins. L’analyse de Cox n’a été appliquée qu’après prise en compte des décès survenus au cours du suivi et ajustement en fonction des facteurs tant géographiques que socio-économiques. Dans ces conditions, le risque de maladie auto-immune était près de deux fois plus élevé (Hazard Ratio : 1,91 ; intervalle de confiance à 95 % =1,32-2,77, p<0,001) en cas de SAOS que chez les témoins.

Ces résultats qui émanent d’une étude de type cas-témoins méritent d’être confirmés, car une telle approche ne peut apporter de conclusions définitives.



Dr Philippe Tellier


Kang JH et coll. : Obstructive sleep apnea and the risk of autoimmune diseases: A longitudinal population-based study. Sleep Med., 2012 ; 13 : 583-8.



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Vos réactions

Quid du traitement par CPAP ?

Le 04 octobre 2012

Ces statistiques sont elles identiques pour les patients SOAS traités par CPAP ?

Agnes Bertin

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