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La clinique, toujours plébiscitée par les médecins pour le diagnostic et le suivi de la polyarthrite rhumatoïde

Publié le 28/09/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La consultation médicale, dans un but diagnostique ou pour le suivi du patient, comprend plusieurs volets : interrogatoire, examen clinique, mesure des constantes vitales,  biologie, et autres examens complémentaires. De tout temps la clinique a été privilégiée par les médecins, mais  on peut se demander si ces dernières années, elle ne cèderait pas du terrain aux examens complémentaires de plus en plus performants.

Les auteurs ont interrogé 7 265 médecins étasuniens (dont 3 542 rhumatologues) pour connaître la place que prennent les différents étapes de la consultation dans le diagnostic et le suivi de huit pathologies : insuffisance cardiaque congestive, diabète, hypercholestérolémie, hypertension artérielle, lymphome, fibrose pulmonaire, polyarthrite rhumatoïde (PR), et maladie chronique inflammatoire intestinale (MICI).

L’enquête a été faite par courriel.

Le taux de réponse a été faible (5 %) comme attendu pour ce genre d’enquête, soit 313 réponses dont 154 par des rhumatologues.
Sans surprise, 90 % des médecins estiment que le diagnostic et le suivi de l’HTA reposent sur la mesure des constantes vitales, tandis que ceux du diabète et de l’hypercholestérolémie reposent sur la biologie.

De même 70 % des médecins considèrent que ce sont les examens complémentaires qui permettent le diagnostic de lymphome et de fibrose pulmonaire.

Enfin, pour plus de 50 % des médecins rhumatologues ou non, l’insuffisance cardiaque et la PR sont de diagnostic clinique.

Pour la PR, tous médecins confondus, le « poids » de l’interrogatoire est estimé à 74 %, celui de l’examen clinique à 65 %, celui de la biologie à 25 %, et celui des autres examens à 15 %.

A noter que pour les rhumatologues, l’importance de la clinique est encore plus nette (85 %), ne laissant que 15 % à la biologie (contre 30-35 % pour les non rhumatologues), sans doute parce que les non rhumatologues prennent moins bien en compte l’existence d’environ 5 % de faux positif pour le facteur rhumatoïde, soit dix fois la prévalence de la PR (0,5 %).

Cette étude confirme donc, tout au moins pour le diagnostic et le suivi de la PR, l’importance que garde la clinique pour les médecins. Les auteurs soulignent que l’interrogatoire et l’examen clinique sont très chronophages pour les praticiens. Ajoutons qu’au temps consacré à la clinique, s’ajoute celui dévolu à l’interprétation des examens complémentaire, à l’éducation du patient, à la rédaction d’ordonnances…



Dr Laurent Laloux


Castrejón I et coll. : Importance of patient history and physical examination in rheumatoid arthritis compared to other chronic diseases : results of a physician survey. Arthritis care & research. 2012; 64 : 1250-1255




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