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Avec une gonarthrose, il faut positiver !

Publié le 02/10/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La marche est conseillée afin de se garder en forme et de réduire le risque de maladie cardiovasculaire. Malheureusement, les gonalgies du sujet âgé perturbent les possibilités de marche quotidienne. En particulier en cas de gonarthrose, la diminution de la fonction de marche peut favoriser la prise de poids, qui va à son tour retentir de façon défavorable sur l’évolution de la gonarthrose, réalisant un véritable cercle vicieux.

Il semble que, dans la gonarthrose la dépression soit un autre facteur indépendant de diminution de la fonction de marche.

Les auteurs de cet article se sont interrogés sur le retentissement de l’humeur, et en dehors d’une dépression bien caractérisée, si le fait d’avoir des « idées positives » ou « négatives » pouvait retentir sur la marche au cours de la gonarthrose.

Il s’agit d’une étude transversale multicentrique portant sur 1 018 patients (60 % de femmes) atteints de gonarthrose, âgés de 63,1 ± 7,8 ans, avec un Indice de Masse Corporelle à 31,7 ± 6,3 kg/m².

Les sujets étaient interrogés sur leurs « idées positives » dans le cadre du CED-D (Center for Epidemiologic Studies Depression Scale) correspondant à une impression de bien être, une foi en l’avenir, une sensation d’avoir une belle vie, etc…

Le nombre de pas était mesuré par un podomètre de cheville sur 3 jours, et les participants ont été classés en douloureux ou non douloureux.

Parmi ces patients gonarthrosiques, 27 % ont des « idées négatives », 63 % des « idées positives » sans différence statistiquement significative quant au nombre de pas par jour effectués (environ 8 500 pas/j). Par contre, les sujets dépressifs marchent moins (7 350 pas/j).

De même, ceux souffrant de gonalgies (39 %) marchent significativement moins lorsqu’ils ont des « idées négatives » (-8,5 % de pas/j, soit environ -700 pas/j).

Au total, cette étude isole, parmi les patients atteints de gonarthrose, un groupe de sujets souffrant de gonalgies « aux idées négatives » sans pour autant être réellement dépressifs, et dont la fonction de marche est diminuée par rapport à ceux qui sont aussi victimes de gonalgies mais ont des « idées positives ». Reste à évaluer si une intervention thérapeutique pour « positiver » peut avoir un impact symptomatique ou fonctionnel sur les gonarthroses.



Dr Laurent Laloux


White DK et coll. : When it hurts, a positive attitude may help : Association of positive affect with daily walking in knee osteoarthritis. Results from a multicenter longitudinal cohort study. Arthritis care & research. 2012; 64 : 1312-1319


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