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Un chien hypoallergénique, ça n’existe pas !

Publié le 05/10/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Certains patients allergiques au chien disent mieux tolérer certaines races d’animaux que d’autres. Un croisement entre Caniche et Labrador (Labradoodle) a même été créé dans le but d’obtenir un chien hypoallergénique.

Une étude menée sur la concentration en allergènes dans le poil de chien mais aussi dans l’environnement intérieur met en cause cette notion de chien « hypoallergénique ».

Six groupes de chiens ont été considérés : 114 Labradoodles, 54 Labradors retrievers, 45 Caniches, 13 Chiens d’eau espagnols, 24  Airedale Terrier et un groupe contrôle de 106 chiens de races diverses non réputées hypoallergéniques.

Des échantillons ont été prélevés sur le chien présent dans le logement mais aussi sur le sol et dans l’air ambiant à la recherche de l’allergène majeur du chien Can f 1.

Les résultats ont été analysés par régression linéaire multiple.

Une enquête a parallèlement été menée sur les 502 propriétaires des 168 chiens pour évaluer les éventuels symptômes allergiques présentés.

Des symptômes allergiques ont été rapportés par 3 % des propriétaires de chiens non hypoallergéniques et par 22 % des propriétaires de chiens hypoallergéniques (qui avaient été choisis pour ce caractère dans 62 % des cas).

Plus de 80 % des allergiques propriétaires d’un chien hypoallergénique ont signalé avoir moins de symptômes au contact des chiens hypoallergéniques que des autres chiens.

Des concentrations significativement plus élevées en Can f 1 ont été trouvées dans les poils des 196 chiens réputés hypoallergéniques (moyenne géométrique [MG], 2,26 mg/g, déviation géométrique standard [DGS], 0,73) et dans le pelage de ces mêmes chiens (MG, 27,04 mg/g, DGS, 0,57) que dans les poils et le pelage des 160 chiens non-hypoallergéniques (MG, 0,77 mg/g, DGS, 0,71 et MG, 12,98 mg/g, DGS, 0,76, respectivement).

La différence observée entre les races est cependant apparue faible comparativement à la grande variabilité observée entre les individus d’une même race canine.

Les taux de Can f 1 relevés dans la poussière du sol étaient inférieurs pour les Labradoodles mais aucune différence n’a été constatée pour les autres groupes.

Pour finir, aucune différence de concentration en allergènes dans l’air ambiant n’a pu être détectée pour les différentes races de chiens qu’elles soient considérées comme hypoallergéniques ou non.



Dr Geneviève Démonet


Vredegoor DW et coll. : Can f 1 levels in hair and homes of different dog breeds: Lack
of evidence to describe any dog breed as hypoallergenic. J Allergy Clin Immunol 2012;130: 904-909




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