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Efficacité et sécurité confirmées du traitement de l’hypogonadisme par testostérone retard injectable

Publié le 05/10/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

L’hypogonadisme masculin est la principale indication d’un traitement hormonal substitutif par la testostérone dans le but de restaurer les taux plasmatiques de testostérone et le fonctionnement des organes androgéno-dépendants. L’undécanoate de testostérone en intramusculaire est une forme relativement récente de ce type de traitement. Son efficacité et son profil de tolérance dans le cadre de la pratique quotidienne, ont été évalués dans vaste étude d’observation, prospective, multicentrique et internationale qui a impliqué 155 centres répartis dans 23 pays appartenant à l’Union européenne, l’Asie, l’Amérique latine et l’Australie. Cette étude non contrôlée de phase IV porte le nom d’IPASS (International Post-Authorisation Surveillance Study). Elle a initialement inclus 1 493 hommes qui ont reçu des injections intramusculaires à intervalles de 3 mois d’undécanoate de testostérone retard en l’espace de 9 à 12 mois, ceci en raison d’un hypogonadisme primaire ou secondaire, diagnostiqué sur des critères cliniques et biologiques.

Au total, 1 438 participants (âge moyen, 49,2 ± 13,9 ans) ont eu 6 333 injections. Le suivi a reposé sur une multitude de paramètres cliniques et biologiques, incluant divers scores ou échelles explorant l’humeur, la sexualité et les fonctions supérieures. C’est d’ailleurs ces derniers qui ont été les plus améliorés par le traitement, notamment ceux prenant en compte la libido, la « vigueur » physique et morale, le moral, la capacité de se concentrer et la libido.

Conséquence plutôt que coïncidence, la circonférence abdominale est passée en moyenne de  100 à 96 cm. La pression artérielle et les paramètres lipidiques ont suivi la même voie vertueuse en atteignant le seuil de signification statistique. Quatre injections IM de testostérone ont suffi pour améliorer les niveaux du désir sexuel et de la libido. Ainsi, ceux-ci à l’état basal étaient jugés faibles, voire très faibles chez 64 % des patients, cette proportion passant à 10 % après les 4 injections.  Pour ce qui est du dysfonctionnement érectile modéré, sévère ou très sévère, les proportions correspondantes ont été respectivement de 67 et de 19 %. De ce fait, 89 % des patients se sont dits satisfaits ou très satisfaits du traitement.

Des événements indésirables le plus souvent légers ou modérés sont survenus dans 12 % des cas, liés au traitement dans 6 % des observations. Les plus courants de ces derniers ont été, d’une part, l’élévation de l’hématocrite ou des taux de PSA, d’autre part, la survenue de douleurs aux points d’injection (< 1 % pour tous ces événements). Aucun cancer prostatique n’a été détecté.

Les résultats de cette vaste étude internationale de phase IV confirme le rapport bénéfice/risque favorable des injections de d’undécanoate de testostérone retard, dans le cadre d’une pratique quotidienne.



Dr Philippe Tellier


Zitzmann M et coll. : IPASS: A Study on the Tolerability and Effectiveness of Injectable Testosterone Undecanoate for the Treatment of Male Hypogonadism in a Worldwide Sample of 1,438 Men. J Sex Med .2012 ; publication avancée en ligne le 19 juillet. doi: 10.1111/j.1743-6109.2012.02853.x




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