L’essoufflement est signe banal dans l’insuffisance cardiaque
chronique. Compte tenu de son caractère subjectif, la
quantification de l’essoufflement est difficile. Un certain nombre
d’échelles ont été développées pour tenter de parvenir à cette
fin.
Une équipe britannique a cherché à rapprocher la quantification
de l’essoufflement avec ces outils à la notion de différence
minimale cliniquement significative que l’on peut définir comme la
différence minimale que le patient est capable de percevoir.
Pour ce faire, les auteurs ont revu les données d’une étude
prospective qui, après randomisation avec cross over, avait comparé
chez des patients insuffisants cardiaques les effets de la
morphine, de l’oxycodone et d’un placebo.
L’essoufflement y était évalué à l’aide d’une échelle numérique
en 11 points, de l’échelle modifiée de Borg et d’une échelle
verbale en 15 items mesurant le changement ressenti par le
patient.
Les évaluations ont été faites sur 35 patients, avant puis après
les traitements à l’étude.
Les analyses de régression indiquent que la différence minimale
cliniquement significative ressentie par le patient est équivalente
à une différence moyenne de 0,5 à 2 unités (par 24 heures) sur une
échelle numérique en 11 points et à une différence moyenne de 0,2 à
2,0 unités dans l’échelle de Borg modifiée.
Et les auteurs de conclure qu’en matière d’essoufflement chez
les insuffisants cardiaques, une échelle numérique en 11 points
(score de 0 à 10) est un outil suffisamment discriminant et fiable
pour apprécier au quotidien la différence minimale perceptible par
le patient. L’échelle de Borg modifiée serait également un bon
outil.
Dr Olivier Meillard
Oxberry SG et coll. : Minimally clinically important difference in chronic breathlessness: every little helps. Am Heart J 2012; 164: 229-35
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Vos réactions |
Vitesse de marche
Le 05 octobre 2012
N'est-il pas plus simple d'évaluer à quelle vitesse de marche le patient commence à s'essouffler.
Le MET étant évalué à 1 km/h,une essoufflement à 4 km/h donnerait une valeur approximative de 4 METS soit la frontière de perte d'autonomie ?
Daniel Le Bert, Kiné.
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