Récemment, ont été proposés, pour la spondylarthrite axiale
(axSpA), de nouveaux critères de classification afin de distinguer
les patients avec sacro-iliite radiographique et ceux sans lésion
radiographique. Desalgorithmes de diagnostic ont été établis pour
permettre un traitement plus précoce.
Cette étude allemande avait pour butd’étudier la fréquence du
diagnostic despondylarthrite axialenon radiographique (nr-axSpA) et
despondylarthrite ankylosante (SA) par rapport à la durée des
rachialgies. Des orthopédistes et des médecins généralistes ont été
invités à adresser leurs malades de moins de 45 ans souffrant de
rachialgie chronique (durée > 3 mois) dans une clinique
rhumatologique berlinoise, si au moins l'un des critères suivants
était présent : (1) rachialgies inflammatoires, (2) test positif
pour HLA B27 ou (3) sacro-iliite détectée par l'imagerie. Dans la
clinique, ont été effectuées un recueil des symptômes du patient,
un examen physique, une recherche d’antigénémie HLA-B27,une
imagerie des articulations SI.
Au total, 522 sujets ont été adressés entre Juillet 2004 et Avril
2007 ; le diagnostic de axSpA a été posé pour 43,7 % (n =
228)d’entre eux (52,2 % [n = 119] SA et 47,8 % [n = 109] nr-axSpA).
Pour 49 % des sujets,(n = 256), le diagnostic d’axSpA a été
définitivement exclu (non SpA groupe), et 7,3 % (n = 38) avaient un
diagnostic incertain.
La majorité des patients (67,3 %) dont la rachialgie s’était
installée depuis moins d’1 an avaient une nr-axSpA. Entre 1 et 6
ans de durée de rachialgies,la probabilité de nr-axSpA et d’axSPA
était presque égale (1-3 ans : 52,5 % et 47,5 %, respectivement ;
3-6 ans : 53,7 % et 46,3 %, respectivement). Chez les patients qui
souffraient de rachialgies depuis 6 à 9 ans,une axSpA était plus
susceptible (61,1 %) d’être diagnostiquée qu’unenr-axSpA (38,9 %),
tendance qui augmentait au fil du temps. La durée moyenne des
rachialgies était de 9,0 ± 9,3 ans pour l'ensemble du groupe
axSpA.
Après 12 ans, la probabilité d'un diagnostic de axSpA diminuait
nettement, (36 %) tandis que la prévalence d'autres raisons de
rachialgies (non SpA groupe) augmentait.
Ces résultatslaissent suggérerque lanr-axSpA constitue un
sous-groupe important de patients ayant en fait une axSpA, surtout
dans les 10 premières années de la maladie, et qu'il y a une
diminution du rationr-axSpA /AS dans le temps illustrant le concept
de l’évolution d’une même et seule maladie.
Dr Juliette Lasoudris Laloux
Poddubnyy D et coll. : The frequency of non-radiographic axial spondyloarthritis in relation to symptom duration in patients referred because of chronic back pain: results from the Berlin early spondyloarthritis clinic. An Rheum Dis., 2012 ; publication avancée en ligne le 21 août.
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