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Fumer ou bronzer, mais pas les deux

Publié le 18/10/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Les auteurs de cette méta-analyse ont rassemblé plus de 2 000 publications sur le risque de cancer cutané non mélanocytaire dans différentes populations et 25 de ces études ont été retenues parce qu’elles avaient pris en compte le tabagisme recherché chez les patients inclus.

De cette méta-analyse, il ressort qu’il n’existe pas de risque accru de cancers cutanés non mélanocytaire dans la population des fumeurs (Odds ratio [OR] à 0,62 avec intervalle de confiance à 95 % entre 0,21 et 1,79). Il en est ainsi du carcinome basocellulaire (OR à 0,95 avec intervalle de confiance à 95 % à 0,82 et 1,09). Cette notion était déjà connue, plusieurs études ayant montré que le risque de cancers basocellulaire est plutôt moindre dans la population des fumeurs. Il n’en est pas de même pour les carcinomes épidermoïdes (OR à 1,52 avec un intervalle de confiance à 95 % entre 1,15 et 2,01). Or, l’examen des différents travaux montre qu’il n’y a pas de biais d’analyse lié à l’origine géographique et au phototype des patients étudiés.

Ainsi, cette méta-analyse met en exergue un risque accru de carcinome épidermoïde chez les fumeurs. L’effet immunosuppresseur du tabac explique assez bien, d’un point de vu biologique, cette association significative.



Dr Patrice Plantin


Leonardi-Bee J et coll. : Smoking and the risk of nonmelanoma skin cancer. Systematic review and meta-analysis. Arch Dermatol., 2012; 148: 939-46


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