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Plus de sport et moins de psoriasis

Publié le 30/10/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Afin d’examiner l’éventuelle association entre activité physique et psoriasis incident, une étude a été réalisée sur la cohorte de 116 430 infirmières nord-américaines (Nurses' Health Study II) âgées de 27 à 44 ans à l’inclusion en 1991. Elles ont été interrogées en 1991, 1997 et 2001 quant à l’activité physique pratiquée, dont la durée et l’intensité ont été distinguées en 5 catégories, les activités prises en compte allant de la marche  au jogging, de la bicyclette à la gymnastique ou à la danse, de l’entraînement physique sur  machines  à des jeux comme le tennis ou le squash. Les participantes ayant des antécédents de psoriasis avant 1991 ont été exclues. La population de l’étude comportait alors 86 655 femmes.

Au total, 1 026 cas incidents de psoriasis ont été observés au cours d’un suivi de 14 ans, 1991-2005). Après ajustement pour l’âge, le tabagisme et la consommation d’alcool il est apparu que le niveau d’activité physique était inversement associé au risque de psoriasis.

Ainsi, les 10 % de femmes qui ont le risque relatif le plus faible d’avoir du psoriasis sont celles qui ont l’activité physique la plus « vigoureuse » (quintile le plus élevé) ou énergique, correspondant en fait à l’équivalent de 120 minutes de jogging ou 3 heures de tennis ou de piscine par semaine. Ce type d’activité semble être associé à une diminution de 25 à 30 % du risque de présenter un psoriasis par rapport aux femmes qui font le moins d’exercice physique. L’effet protecteur de l’activité physique vis-à-vis du psoriasis peut s’expliquer de différentes manières : l’exercice physique diminue l’anxiété et le stress mais il possible aussi que sur le plan biologique il influe sur la concentration de certaines cytokines comme le TNF ou l’IL6 et agit également sur les taux de CRP.

Par ailleurs, il est évident que cette activité physique diminue également les risques cardiovasculaires dont on connaît l’augmentation de fréquence chez les patients psoriasiques.

Il faut donc recommander aux patients psoriasiques d’avoir une activité physique soutenue et régulière avec malgré tout le risque de ne pas être entendu par des malades qui ont souvent du mal à exposer leur corps au regard des autres.



Dr Patrice Plantin


Frankel HC et coll.: The association between physical activity and the risk of incident psoriasis. Arch Dermatol 2012; 148: 918-24




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