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Modalités de prise en charge de l’incontinence urinaire après prostatectomie radicale

Publié le 31/10/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La prévalence de l’incontinence urinaire (IU) après prostatectomie radicale (PR) varie de 2 à 87 % selon la définition qu’on lui attribue, mais elle diminue toujours entre la 1ère et la 2ème année postopératoire, nombre de cas étant améliorés par simple rééducation pelvienne. Reste que 8 à 20 % des IU seront du ressort de la chirurgie.

Les injections endoscopiques péri-urétrales (IEP) de produits comblants (silicone, collagène) sont souvent utilisées en 1ère ligne, mais avec un taux de succès modéré, et qui se dégrade avec le temps.

Le sphincter urinaire artificiel (SUA) a longtemps été considéré comme le traitement de référence ; l’implantation de la manchette occlusive se fait au niveau de l’urètre bulbaire. Cependant, cette intervention complexe, qui ne peut s’envisager que dans des centres spécialisés, ne met pas à l’abri de complications (plaies de l’urètre, hématomes périnéaux) ni de récidives de l’IU, liées à une atrophie urétrale ou à un dysfonctionnement mécanique.

Les bandelettes sous-urétrales (BSU), éventuellement ajustables, entraînant une suspension ou une compression de l’urètre, sont plus faciles à poser et leurs résultats sont encourageants.

Les auteurs ont étudié les tendances récentes en matière de prise en charge de l’IU après  PR.

Ils ont pris comme base de données les codes des interventions effectuées par 2 036 urologues non pédiatriques aux Etats-Unis entre 2004 et 2010. Parmi eux, 1 000 urologues (49 %) ne pratiquaient que les IEP, 255 (12,5 %) que les SUA, et 177  (8,5 %) que les BSU, tandis que 604 (30 %) combinaient les techniques en fonction des indications.

Le nombre d’interventions annuelles a augmenté de 73 % entre 2004 et 2010, mais essentiellement par inflation des BSU (passées de 5 à 15 %) aux dépens des IEP, celui des SUA comme des réinterventions restant stable (8 % après SUA et 1 % après BSU), et c’est surtout dans les CHU que les nouvelles techniques font florès, encore que les chirurgiens les plus spécialisés ne posent en moyenne que 2 BSU ou 2 SUA par an.

La pose de bandelettes sous-urétrales semble être la technique qui monte, mais les injections péri-urétrales sont encore les plus pratiquées sur l’ensemble des Etats-Unis.



Dr Jean-Fred Warlin


Poon SA et coll. : Surgical practice patterns for male urinary incontinence: Analysis of case logs from certifying American urologists. J Urol., 2012; 188 :205-210.




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