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La Société Française de Rhumatologie et Wyeth s’unissent pour combattre la polyarthrite rhumatoïde

Publié le 02/11/2009 Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est un rhumatisme inflammatoire chronique fréquent, dû à un processus auto-immun, à prédominance féminine, qui débute généralement entre 40 et 60 ans. En France, on dénombre actuellement près de 300 000 cas. C’est une maladie grave car invalidante par destruction articulaire progressive ; ce sont préférentiellement les petites articulations comme celles des doigts, du poignet, des pieds…qui sont touchées, mais parfois aussi d’autres articulations plus importantes comme celles des genoux, des hanches, des épaules… La PR se manifeste par une inflammation  articulaire très douloureuse associée à des déformations qui peuvent conduire à l’impotence. La sévérité est inconstante : 30 % des PR sont bénignes, 50 % sont modérées et 20 % sont sévères d’évolution rapide. C’est une maladie qui a également un retentissement cardiovasculaire et qui réduit l’espérance de vie. Son impact socioprofessionnel et familial est important : perte d’emploi, emploi partiel, arrêt de travail, et diminution des revenus.

Une révolution : les biotechnologies

Ces dernières années, l’arrivée de nouvelles thérapeutiques a changé la perception de la maladie. En effet les biotechnologies ont permis la mise au point des anti-TNF alpha. Le TNF alpha est un facteur de l’inflammation et de la défense immunitaire sécrété physiologiquement par l’organisme. Dans les maladies inflammatoires chroniques il est sécrété en quantité trop importante provoquant ainsi ces réactions inflammatoires qui sont à l’origine des symptômes. Les anti-TNF alpha bloquent cet excès et par voie de conséquence réduisent les symptômes. 

Pour que ces traitements soient pleinement efficaces, il faut que le diagnostic soit le plus précoce possible. On sait aujourd’hui qu’une prise en charge dès le début de la maladie peut permettre une rémission et empêcher l’apparition de lésions articulaires radiographiques. Or encore trop de patients à ce jour échappent, pour des raisons diverses et variées,  à ce diagnostic précoce.

Une grande campagne de sensibilisation du grand public

Afin d’expliquer ce qu’est la maladie, inciter au diagnostic et au traitement précoces la Société Française de Rhumatologie (SFR) en partenariat avec Wyeth lance une grande campagne d’information et de sensibilisation, parrainée par le comédien Claude Brasseur, « stoP-Rhumatismes ». Cette campagne s’articule autour de 3 messages clés : Reconnaître la gravité de la maladie, Sensibiliser à l’importance d’un diagnostic et d’une prise en charge précoce, Rassurer sur l’avenir.

 


A partir du 2 novembre et pendant 5 semaines, la voix de Claude Brasseur incitant à consulter se fera entendre sur de nombreuses chaînes de télévision et de nombreuses stations de radio. Un site internet interactif dédié www.stop-rhumatismes.com sera également mis en ligne le 2 novembre. On pourra y trouver notamment une information complète sur la maladie, des interviews de 2 membres de la SFR, les Professeurs Combe et Sibilia, et d’une personne atteinte de PR, et une interview de Claude Brasseur.
Les professionnels de santé, qui sont au cœur de la prise en charge, ont bénéficié dès la mi-octobre d’une pré-campagne, à l’aide d’un DVD et d’insertions dans la presse professionnelle, leur présentant l’ensemble du dispositif de cette campagne.




Dr Reine Noël


Conférence de presse du 14 octobre 2009 : « STOP-Rhumatismes : campagne de sensibilisation du grand public ». Société Française de Rhumatologie en partenariat avec Wyeth.



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