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Lutter contre l’eczéma chronique en un tour de main

Publié le 01/02/2010 Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le lundi 1er février 2010 – « Ce n’est pas la main qui est une partie de l’homme, mais seulement la main capable d’accomplir son travail, la main animée ; inanimée elle n’est pas une partie de l’homme ». Cette observation d’Aristote résonne probablement avec un écho particulier pour les 10 % de personnes qui souffrent d’eczéma sur les mains. Quant aux 2 à 4 % d’entre elles, qui sont atteintes d’un eczéma chronique sévère des mains (ECSM), il n’est pas rare qu’elles aient fait la douloureuse expérience de ce caractère inanimé évoqué par Aristote. Les chiffres en témoignent en effet : l’eczéma des mains lié à des conditions professionnelles particulières entraîne un arrêt de travail prolongé chez 20 % des malades, voire une perte d’emploi ou un reclassement obligatoire pour 23 % des patients. D’une façon plus générale, l’impact économique de l’ECSM, au-delà des seules formes d’origine professionnelle, est estimé entre 60 et 104 millions d’euros par an pour toute l’Europe.

Un rétinoïde pour que l’ECSM passe la main

En dépit de sa prévalence importante et de ses lourdes conséquences sur l’activité quotidienne des patients, il n’existe pour l’heure en France pas de recommandations officielles concernant la prise en charge de l’ECSM. Les traitements classiques reposent sur l’application de dermocorticoïdes. Cependant, la situation pourrait connaître des changements significatifs grâce à l’arrivée sur le marché de Toctino, premier et seul médicament par voie orale disposant d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), indiqué chez l’adulte ne répondant pas aux dermocorticoïdes. Ce rétinoïde, développé par Basilea Pharmaceutica conjugue des effets anti-inflammatoires et immunomodulateurs. La preuve de son efficacité a été apportée par une étude randomisée en double aveugle versus placebo menée auprès de 1 032 patients. Après 12 à 24 semaines de traitement, 48 % de ces patients résistants aux dermocorticoïdes puissants, traités par Toctino, présentaient une disparition ou une quasi disparition des lésions.



Léa Crébat



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