Paris, le vendredi 2 juillet 2010 – Il a souvent été dit que la
prise en charge optimale de l’asthme chez l’enfant se heurtait à
une manipulation difficile des systèmes d’inhalation pour les plus
jeunes. Il apparaît qu’une mauvaise utilisation des inhalateurs se
retrouve également fréquemment chez l’adulte comme l’ont révélé de
très intéressantes études présentées lors du symposium
international Respidays, qui s’est tenu les 11 et 12 juin dernier à
Paris avec le soutien des laboratoires TEVA. Les résultats
d’enquêtes réalisées dans la « vraie vie » ont notamment été
évoqués par Nicolas Roche (Hôtel Dieu).
72 % de patients mal contrôlés
Le praticien a rappelé que seuls 21 % des patients asthmatiques
présentaient un contrôle optimal de leur pathologie, tandis qu’une
prise en charge acceptable concerne 7 % d’entre eux et qu’une
grande majorité (72 %) demeure mal contrôlée. Ces très
insatisfaisants résultats s’expliquent par différentes raisons,
parmi lesquelles aux côtés d’une mauvaise observance, du tabagisme
ou encore du surpoids, on retrouve une utilisation déficiente des
dispositifs d’inhalation. Différents types de dysfonctionnements
ont été identifiés en fonction des systèmes utilisés; les
autohalers semblant cependant présenter un risque d’erreurs
moindres.
Rien ne vaut l’éducation !
Les difficultés peuvent cependant être mieux contournées grâce
aux conseils et à l’éducation thérapeutique proposés par les
soignants et notamment les pharmaciens. C’est ce que démontrait la
deuxième partie de la présentation de Nicolas Roche qui remarquait
que chez 576 patients ayant bénéficié d’un tel programme, une bonne
utilisation des autohalers, inhalateurs et autres dispositifs était
observée chez 80 % d’entre eux, tandis qu’avant ces séances
d’information, chez 175 sujets, une manipulation sans faille ne
concernait que 25 % des asthmatiques. Nicolas Roche remarque que
pour obtenir de tels résultats il est important que les programmes
d’éducation comportent une démonstration par le professionnel mais
également un contrôle de la bonne compréhension du système par le
patient, grâce à un test en présence du pharmacien ou du
praticien.
Léa Crébat
Respidays, symposium soutenu par les laboratoires TEVA, 11 et 12 juin 2010
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