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Tarceva : une thérapie ciblée désormais en première ligne

Publié le 13/01/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le jeudi 12 janvier 2012 – A chaque patient, son traitement. La maxime que certains pourraient juger simpliste tend cependant aujourd’hui à devenir le principe de base de la médecine moderne. Elle est notamment au cœur de la mise au point de thérapies ciblées, nouvelle orientation thérapeutique majeure dans le domaine de l’oncologie. Il s’agit de mettre au point des molécules dont l’efficacité sera fonction du profil génétique du malade. Ainsi, chez les patients présentant des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC) a été mise à jour l’existence de mutations des récepteurs du facteur de croissance épithélial EGF (EGFR) qui sont des facteurs prédictifs de réponse aux inhibiteurs de la tyrosine kinase de l’EGFR. Ces mutations sont « retrouvées chez environ 13 % des patients atteints d’un CBNPC, elles sont plus fréquentes chez les femmes, les asiatiques, les non-fumeurs et dans les adénocarcinomes ».

Allongement significatif de la survie et taux de réponse multiplié par quatre

Chez ces patients, Tarceva (erlotinib) développé par les laboratoires Roche, était jusqu’en septembre dernier indiqué comme traitement de deuxième ou troisième ligne « avec une indication indépendante du statut mutationnel de l’EGFR après échec d’au moins une ligne de chimiothérapie ». Désormais, sur la base notamment des résultats de l’étude EURTAC, « première étude caucasienne de phase III randomisée internationale menée avec erlotinib en traitement de première ligne chez des patients atteints d’un CBNPC avancé et porteurs d’une mutation de l’EFGR » ces indications ont été modifiées. L’étude EURTAC a en effet mis en évidence un « allongement significatif de la survie sans progression (…) avec une réduction significative du risque de décès de 63 % et des médianes de survie sans progression de 9,7 mois pour les patients traités par erlotinib et de 5,2 mois dans le groupe ayant reçu de la chimiothérapie ». Par ailleurs, le taux de réponse objective est apparu multiplié par quatre par rapport à la chimiothérapie. Aussi, désormais, Tarceva est indiqué « en monothérapie de première ligne chez les patients atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules localement avancé ou métastatique avec des mutations activatrices de l’EGFR ».

Montée en puissance des plateformes de génétique moléculaire

Si le développement de Tarceva représente une avancée très importante dans le traitement du CBNPC, alors que les cancers bronchiques restent aujourd’hui la première cause de décès par cancer en France, son administration suppose le développement des tests EGFR. En effet, comme le notent les laboratoires Roche : « les critères cliniques ne sont pas suffisants pour s’assurer de l’existence ou pas d’une mutation EGFR ; le statut mutationnel de l’EGFR ne peut être affirmé qu’après recherche et mise en évidence de la mutation sur l’ADN tumoral. A côté de ces mutations activatrices du gène EGFR, existent en effet aussi des mutations de résistances aux ITKs anti EGFR ». Pour répondre à cette spécificité des thérapies ciblées, la France a fortement développé son activité d’oncogénétique ces dernières années, à travers notamment la mise en place de 28 plateformes hospitalières de génétique moléculaire, permettant aujourd’hui selon l’Institut national du cancer (INCA) « un accès optimal aux TKI-EGFR ». De fait, le nombre de recherche de mutation du récepteur à l’EGFR est passé de 1 567 en 2008 à 16 748 en 2010.



Léa Crébat


Dossier de presse des laboratoires Roche



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