Dans ce travail prospectif, le pourcentage de patients résistant
à l’aspirine a été déterminé pendant l’hospitalisation pour pose
d’un stent, puis 1 mois après la sortie de l’hôpital des patients.
A noter qu’au cours de l’hospitalisation, la prise effective
d’aspirine était vérifiée. Une agrégation plaquettaire induite par
l’acide arachidonique (AA-Ag) > 30 % permettait de définir les
patients résistant à l’aspirine.
Durant l’hospitalisation, 3 % des 136 patients étudiés (n = 4)
étaient résistants à l’aspirine, tandis qu’un mois après leur
sortie de l’hôpital, 14 % des patients (n = 19) étaient considérés
comme résistants à l’aspirine. Mais, lorsque la prise de l’aspirine
était vérifiée après la sortie de l’hôpital, un seul patient sur
les 19 non répondeurs était alors encore considéré comme résistant
à l’aspirine.
D’après les résultats de cette étude, la résistance à l’aspirine
serait rare chez les patients observants. En revanche, les
problèmes d’observance seraient fréquents, et plus de 10 % des
patients recevant de l’aspirine après pose d’un stent n’observent
pas leur prescription durant le premier mois de traitement. Or
l’arrêt du traitement antiagrégant représente un risque majeur de
thrombose du stent et constitue un marqueur de mauvais pronostic
après un événement coronarien aigu. Pour les auteurs, ces résultats
suggèrent qu’il est indispensable d’améliorer l’éducation des
patients pour optimiser le traitement des coronaropathies.
Dr Emmanuel Cuzin
Cuisset T et coll. : Aspirin non compliance is the major cause of « aspirin résistance » in patients undergoing coronary stenting. Vingtièmes journées européennes de la Société Française de Cardiologie (Paris) : 13-16 janvier 2010.
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