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Progestérone micronisée en prévention du cancer de l’endomètre

Publié le 25/02/2010 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Dans le cadre de la prévention du cancer de l’endomètre estrogéno-induit chez les femmes ménopausées, quelle est la place de l’association de la progestérone micronisée par rapport aux autres progestatifs ?

Sur 66 324 femmes ménopausées de la cohorte française E3N suivies pendant plus de 8 ans en moyenne, 219 ont présenté un cancer de l’endomètre incident. Par rapport aux femmes jamais traitées, une augmentation du risque a été constatée chez les femmes sous estrogènes seuls  (Risque Relatif [RR]=2,22), mais aussi chez les femmes utilisant une association estrogènes-progestérone micronisée (RR=1,8).

En revanche l’association d’un estrogène et d’un autre progestatif oral n’entraînait pas de sur-risque de cancer endométrial, avec un risque relatif égal à 0,77 pour la dydrogestérone, 0,78 pour un autre pregnane ou le norpregnane et 1,16 pour les norstéroïdes. Dans cette étude française, l’action préventive de la progestérone micronisée vis-à-vis du risque du cancer de l’endomètre estrogéno-induit apparaît moins efficace que celle des autres progestatifs et il serait intéressant d’en revoir les modalités d’utilisation.



Dr Odile Biechler


Chabbert-Buffet N : THM et risque de cancer de l’endomètre. Résultats de la cohorte E3N. XXXes Journées de l’Association Française pour l’étude de la Ménopause (Paris) : 27-28 Novembre 2009



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