Dans le cadre de la prévention du cancer de l’endomètre
estrogéno-induit chez les femmes ménopausées, quelle est la place
de l’association de la progestérone micronisée par rapport aux
autres progestatifs ?
Sur 66 324 femmes ménopausées de la cohorte française E3N
suivies pendant plus de 8 ans en moyenne, 219 ont présenté un
cancer de l’endomètre incident. Par rapport aux femmes jamais
traitées, une augmentation du risque a été constatée chez les
femmes sous estrogènes seuls (Risque Relatif [RR]=2,22), mais
aussi chez les femmes utilisant une association
estrogènes-progestérone micronisée (RR=1,8).
En revanche l’association d’un estrogène et d’un autre
progestatif oral n’entraînait pas de sur-risque de cancer
endométrial, avec un risque relatif égal à 0,77 pour la
dydrogestérone, 0,78 pour un autre pregnane ou le norpregnane et
1,16 pour les norstéroïdes. Dans cette étude française, l’action
préventive de la progestérone micronisée vis-à-vis du risque du
cancer de l’endomètre estrogéno-induit apparaît moins efficace que
celle des autres progestatifs et il serait intéressant d’en revoir
les modalités d’utilisation.
Dr Odile Biechler
Chabbert-Buffet N : THM et risque de cancer de l’endomètre. Résultats de la cohorte E3N. XXXes Journées de l’Association Française pour l’étude de la Ménopause (Paris) : 27-28 Novembre 2009
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