La première publication sur l’étude américaine WHI a montré chez
des femmes de 50 à 79 ans traitées par une association
estro-progestative (très peu utilisée en France) une augmentation
du risque cardio-vasculaire et du risque de cancer du sein par
rapport aux femmes non traitées. De nombreux travaux ont été menés
par la suite sur les risques du THS mais pas sur les conséquences
de son arrêt.
Voici les résultats d’une enquête AFEM-SOFRES réalisée en France
auprès de 3 000 femmes entre 52 et 60 ans : 68 % des femmes sous
THS ont interrompu leur traitement après la publication de l’étude
WHI et près d’une fois sur 3, elles ont été moins surveillées par
la suite. De plus dans 83 % des cas, des troubles sont apparus ou
se sont aggravés, principalement bouffées de chaleur et douleurs
articulaires.
Une autre étude a mis en évidence entre 2000-2001 et 2004-2005,
une augmentation de l’incidence des fractures ostéoporotiques de 43
% pour l’avant-bras et 10 % pour les vertèbres et la hanches.
Dr Odile Biechler
Rozenbaum H : Les conséquences de l’arrêt du THS. XXXes Journées de l’Association Française pour l’étude de la Ménopause (Paris) : 27-28 Novembre 2009
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