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Homocystéine et troubles posturaux dans la maladie de Parkinson

Publié le 03/03/2010 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

L’hyperhomocystéinémie est un facteur de risque d’un certain nombre de pathologies : démence, accident vasculaire cérébral et cancer. Les conséquences dans le cadre de la maladie de Parkinson  sont encore imprécises. Des travaux antérieurs ont montré que le traitement antiparkinsonien augmentait les taux d’homocystéïne (Hcy). Par ailleurs, certaines études ont rapporté que les patients  parkinsoniens avec une hyperhomcystéinémie avaient plus d’atteintes vasculaires. D’autres travaux ont montré l’existence d’anomalies de la substance blanche et de troubles des fonctions exécutives chez les sujets avec des taux élevés d’homocystéine.

Un travail effectué par une équipe brésilienne corrobore ces résultats. Les auteurs ont montré que les sujets avec une atteinte posturale avaient des taux plus élevés d’homocystéine. Soixante-deux patients parkinsoniens non déments vus consécutivement ont été inclus dans cette étude. Ils étaient âgés en moyenne de 67,2 ans et présentaient une durée moyenne d’évolution de la maladie de 6 ans et un taux moyen d’Hcy de 15,3 μmol/l. Quarante de ces patients avaient un taux considéré comme anormal (>13 μmol/l). Il n’existait pas de différence significative entre les 2 groupes en termes d’âge, de durée de maladie, de dose de L-DOPA et de score d’Hoehn et Yahr. Par contre, le taux de patients ayant des antécédents de chutes et le score moyen PIGD étaient plus élevés dans le groupe ayant une HCy élevée respectivement 57,5 % versus 31,8 % (p=0,05) et 6,7 vs 3,8 (p=0,005).

Il semble donc l’hyperhomocystéinémie puisse jouer un rôle délétère chez les sujets parkinsoniens. Doit-on dépister celle-ci et doit-on modifier le traitement ? Il n’existe pas d’études permettant de répondre à cette question. Des travaux controversés ont suggéré que l’addition de vitamine B serait utile chez ces sujets et d’autres ont rapporté une diminution des taux d’Hcy chez les patients parkinsoniens sous entacapone. Des études contrôlées sont nécessaires pour conclure sur l‘intérêt de ces différentes approches.



Dr Charles Gouraud


Munhoz R et coll. : Homocysteinemia, postural instability and risk of falls in non-demented patients with Parkinson’s disease.
18th WFN World Congress on Parkinsons Disease & Related Disorders (Miami) : 13-16 décembre 2009.



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