Les troubles de la déglutition et l’hypersalivation peuvent
avoir un retentissement significatif chez certains patients
parkinsoniens. A noter que l’hypersalivation dans la maladie de
Parkinson est le plus souvent la conséquence d’une diminution de la
fréquence de déglutition alors que la sécrétion de salive est en
fait plus faible que chez les sujets contrôles. L’augmentation du
traitement dopaminergique permet d’améliorer les troubles de la
déglutition et l’hypersalivation seulement chez certains sujets et
il n’existe pas de traitement spécifique.
Or, différents patients ont rapporté une amélioration après
mastication d’un chewing-gum et cette stratégie empirique est
renforcée par des données présentées au congrès de Miami ! Une
équipe canadienne a ainsi évaluée l’impact de cette « habitude
américaine » sur la déglutition de 20 patients parkinsoniens. Ils
ont mesuré la fréquence de déglutition par enregistrement des
mouvements laryngés et de l’apnée de déglutition mesurée par une
ceinture thoracique.
Cinq minutes de mastication ont augmenté la fréquence de
déglutition et diminué la latence de celle-ci. Cet effet a persisté
5 minutes après la suppression du chewing-gum. Le bénéfice pourrait
avoir plusieurs origines discutées par les auteurs de ce travail :
diminution de l’acidité de la salive, renforcement des muscles
impliqués dans la déglutition, augmentation de la salivation.
Cette équipe va débuter une étude des effets à moyen terme de la
mastication de chewing-gum avec évaluation de la production de la
salive et imagerie des muscles pharyngés, laryngés et de la
langue.
Dr Charles Gouraud
South A et coll. : Chewing-gum significantly improves swallow frequency and latency in patients with Parkinson’s disease. 18th WFN World Congress on Parkinsons Disease & Related Disorders (Miami) : 13-16 décembre 2009.
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