> Accueil JIM > Congrès > Maladie de parkinson : un petit chewing-gum avant le repas ?

Partenaires Partenaire





ACTUALITE CONGRES

Maladie de parkinson : un petit chewing-gum avant le repas ?

Publié le 03/03/2010 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Les troubles de la déglutition et l’hypersalivation peuvent avoir un retentissement significatif chez certains patients parkinsoniens. A noter que l’hypersalivation dans la maladie de Parkinson est le plus souvent la conséquence d’une diminution de la fréquence de déglutition alors que la sécrétion de salive est en fait plus faible que chez les sujets contrôles. L’augmentation du traitement dopaminergique permet d’améliorer les troubles de la déglutition et l’hypersalivation seulement chez certains sujets et il n’existe pas de traitement spécifique.

Or, différents patients ont rapporté une amélioration après mastication d’un chewing-gum et cette stratégie empirique est renforcée par des données présentées au congrès de Miami ! Une équipe canadienne a ainsi évaluée l’impact de cette « habitude américaine » sur la déglutition de 20 patients parkinsoniens. Ils ont mesuré la fréquence de déglutition par enregistrement des mouvements laryngés et de l’apnée de déglutition mesurée par une ceinture thoracique.

Cinq minutes de mastication ont augmenté la fréquence de déglutition et diminué la latence de celle-ci. Cet effet a persisté 5 minutes après la suppression du chewing-gum. Le bénéfice pourrait avoir plusieurs origines discutées par les auteurs de ce travail : diminution de l’acidité de la salive, renforcement des muscles impliqués dans la déglutition, augmentation de la salivation.

Cette équipe va débuter une étude des effets à moyen terme de la mastication de chewing-gum avec évaluation de la production de la salive et imagerie des muscles pharyngés, laryngés et de la langue.



Dr Charles Gouraud


South A et coll. : Chewing-gum significantly improves swallow frequency and latency in patients with Parkinson’s disease. 18th WFN World Congress on Parkinsons Disease & Related Disorders (Miami) : 13-16 décembre 2009.



IMPRIMER ENVOYER A UN CONFRERE REAGIR ENREGISTRER DANS MA BIBLIOTHEQUE TAILLE DU TEXTE

Vos réactions