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Progrès thérapeutiques : où mettre le curseur ?

Publié le 16/03/2010 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Dans les essais cliniques pivots des nouveaux anticancéreux approuvés par les autorités de santé, le risque relatif médian de survie sans progression (SSP) est de 0,57 et celui de survie globale (SG) est de 0,73. Ces deux chiffres traduisent une amélioration de 2,7 mois pour la durée de survie sans progression et de 2,0 mois pour la survie globale. En pratique, l’enthousiasme déclenché par la preuve du concept thérapeutique est sans rapport avec le bénéfice clinique réel (faible) pour les patients.

Les essais cliniques en cours pour enregistrement ont pour objectif des risques relatifs de survie sans progression de 0,75 et de survie globale de 0,8 et ces résultats mettent les autorités de santé face à un dilemme : soit approuver ces objectifs (faibles), et en conséquence se décharger du problème du paiement par la société de médicaments onéreux ayant des bénéfices limités, soit refuser ces traitements avec un risque de passer à côté de bénéfice potentiels lorsque ces traitements seront associés à d’autres anticancéreux. L’auteur propose aux autorités de santé de restreindre l’approbation des nouveaux anticancéreux aux molécules ou à leur association ayant un effet thérapeutique qui corresponde à un changement de paradigme et non à un bénéfice incrémental. Le niveau seuil du bénéfice attendu serait défini en fonction de la sévérité de chaque cancer.



Dr Emmanuel Cuzin


Sobrero A : Incremental advance or seismic shift : the need to raise the bar of efficacy for drug approval. 21st International Congress on Anti-Cancer Treatment/ICACT (Paris) : 1er-5 février 2010.



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