Chez les patients atteints à la fois de maladies rénale et
hépatique irréversibles, la transplantation simultanée des deux
organes défaillants apparaît, selon des équipes de l’hôpital
universitaire Gasthuisberg de Louvain, l’option préférable.
Contribuent à cette préférence : l’évolution naturelle péjorative
sans transplantation, les résultats médiocres de la transplantation
isolée de l’un des deux organes insuffisants, et les résultats de
la transplantation combinée foie-rein qualifiés d’excellents en
terme de survie et de rejet. C’est ce que montre l’analyse des
données intéressant 44 patients ayant bénéficié d’une
transplantation foie-rein, âgés en moyenne de 51 ans (extrêmes :
4-69 ans), suivis de 2 à 148 mois, transplantés hépatiques pour
polykystose hépato-rénale (n = 18 cas), cirrhose alcoolique (n =
9), carcinome hépatocellulaire (n = 4), et causes autres (n = 13),
et transplantés rénaux pour néphropathie avancée irréversible,
dialyse-dépendants ; 28 patients étant sous hémodialyse depuis plus
de 3 mois et 16 ayant une clairance de la créatinine entre 8 et 39
ml/min. À 1 an et à 5 ans, les taux de survie des patients et ceux
des greffons hépatique et rénal étaient respectivement de 93,2 %,
93,2 %, et 90,8 % et de 90,8 %, 97,4 % et 93,4 %.
Dr Julie Perrot
Darius T et coll. : Combined liver and kidney transplantation. American Transplant Congress, ATC (San Diego) : 1-5 mai 2010.
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