Le test d'inclinaison ou tilt test (TI) est devenu une méthode
de choix pour le diagnostic étiologique des syncopes.
Cependant, syncope et crises épileptiques partagent certaines
caractéristiques cliniques (perte de conscience, troubles du
rythme, mouvements convulsifs) qui rendent le diagnostic
différentiel parfois difficile. Ainsi, parmi les patients âgés de
18 à 65 ans adressés à ce centre spécialisé dans l'épilepsie, ont
été identifiés quatre cas pour lesquels un diagnostic de syncope
avait été posé sur la base d’un tilt test anormal. Or tous les 4
avaient en réalité une épilespie : l'un avait un EEG ambulatoire
positif en crise, l'autre des pointes intercritiques généralisées
et pour les deux derniers, le monitoring vidéo-EEG prolongé a mis
en évidence plusieurs éléments compatibles avec le diagnostic
d'épilepsie.
Actuellement, trois des quatre patients sont stabilisés et un
s'est considérablement amélioré sous anti-épileptiques. Bien que la
très grande majorité des patients consultant pour syncopes
souffrent réellement de syncopes, il ne faut pas omettre la
possibilité que certains d’entre eux soient en réalité atteints
d’épilepsie. Une attention rigoureuse à l’histoire de la maladie
(plutôt qu’une surenchère de tests…) peut alors mener à suspecter
le diagnostic correct.
Dr Gérard Loeb
Jain D. : Tilt Table Test & Misdiagnosis of Epilepsy. 64th Annual Meeting of the American Academy of Neurology (Nouvelle-Orléans) : 21– 28 Avril 2012.
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