Trois ans après transplantation cardiaque (TC), presque tous les
patients transplantés auraient un débit de filtration glomérulaire
(DFG) anormal, et plus de la moitié aurait une insuffisance rénale
(IR), facteur de risque de décès. C’est ce qui ressort d’une étude
rétrospective multicentrique française, portant sur 441 patients de
5 centres, ayant bénéficié d’une TC entre 2000 et 2005. Parmi ces
patients, de 47 ans d’âge moyen, transplantés notamment pour
cardiomyopathie dilatée (54 % des cas), cardiomyopathie ischémique
(32,4 %), 15,2 % étaient hypertendus et 9,3 % diabétiques avant TC.
Le suivi du DFG estimé par MDRD (Modification of the Diet in Renal
Disease) montre, dans cette population d’étude, où 19,3 % des
patients sont décédés au cours du suivi de 3 années, une prévalence
du DFG inférieur à 90 ml/min/1,73 m2 et inférieur à 60
ml/min/1,73 m2, respectivement de 74,2 % et 28,8 % avant
TC, de 84,5 % et 54,0 % 1 mois après TC, de 86,1 % et 50,4 % 6 mois
post-TC, de 90,2 % et 51,6 % 12 mois après TC, et de 91,3 % et 59,6
% 36 mois après la transplantation cardiaque. Deux facteurs se sont
avérés indépendamment prédictif du risque de décès après TC :
l’existence avant TC d’une HTA (p = 0,02) et d’un DFG inférieur à
60 ml/min/1,73 m2 (p = 0,003).
Dr Julie Perrot
Sebbag L et coll. : Renal insufficiency and mortality in heart transplant. Results of the CARIN study. American Transplant Congress (Boston) : 2-6 juin 2012.
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