Cette étude rétrospective, conduite au Henry Ford Hospital
(Detroit) a comparé le taux d’incidence des diarrhées associées à
Clostridium difficile (DACD) chez 80 patients ayant bénéficié d’une
transplantation hépatique (TH) à celui de 80 patients non
transplantés, pris comme témoins, enrôlés en service de chirurgie
générale, ainsi que le taux de récidive de cette infection.
L’analyse met en évidence un taux d’incidence des DACD
significativement plus élevé dans le groupe ayant eu une TH (26 %
vs 5 % dans le groupe témoin ; p < 0,001). Le délai moyen entre
l’intervention et le premier épisode de DACD était, de façon
surprenante, plus long dans le groupe transplanté (56,9 ± 92,5 vs
15 ± 11,4 jours ; p < 0,0001), tandis que le taux de récidive ne
différait pas significativement entre les deux groupes. Parmi les
facteurs favorisants, trois ont été plus souvent retrouvés dans le
groupe ayant eu une TH que dans celui des non transplantés : la
durée plus longue d’hospitalisation, les antécédents
d’antibiothérapie et l’immunosuppression.
Dr Julie Perrot
Ramesh M et coll. : Higher incidence rate of Clostridium difficile associated diarrhea (CDAD) in liver transplant recipients (LTR) compared to general surgery patients (GS). American Transplant Congress (Boston) : 2-6 juin 2012.
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