> Accueil JIM > Congrès > Le poids des gènes dans la maladie de Parkinson, de plus en plus lourd

Partenaires Partenaire





ACTUALITE CONGRES

Le poids des gènes dans la maladie de Parkinson, de plus en plus lourd

Publié le 02/10/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Il était classique de considérer que la maladie de Parkinson (MP) était essentiellement une pathologie environnementale et que l’influence des gènes était limitée aux rares formes génétiques. Les travaux effectués au cours de cette dernière décennie ont montré que la contribution de ceux-ci était beaucoup plus importante puisque J Hardy (Londres) bénéficiaire cette année du MDS (Movment disorder society) award l’estime à plus de 50 %. Dans la CD Marsden lecture, J Hardy a précisé leur rôle et l’hétérogénéité de la maladie de Parkinson.

Des mutations affectant les loci Parkinson mais aussi d’autres gènes comme MAPT (protéine tau), SCA2, SCA3 (maladie de Machado Joseph) et le gène de la spastacsine (SPG11)  peuvent se manifester sous la forme d’une MP. Toutefois, la MP peut être hétérogène sur le plan anatomo-pathologique. Les corps de Lewy, marqueurs neuropathologiques de la MP sporadique sont présents chez la majorité des patients dont la maladie est  d’origine génétique mais peuvent manquer en cas de mutations de LRRK2 avec parfois une hétérogénéité entre des jumeaux. Ils sont aussi absents chez les patients avec mutation de PARKIN.

Les nombreux gènes impliqués peuvent être classés en 2 catégories principales selon leurs conséquences sur le métabolisme cellulaire. PINK1, DJ1, Parkin et FBX07 ont une fonction dans l’élimination des mitochondries endommagées ou la protection contre le stress oxydant. La glucocérébrosidase et l’ATP13A2 sont des enzymes lysosomiales intervenant dans l’élimination des agrégats protéiques. L’alpha synucléine et LRRK2 ont un rôle encore discuté.

Les études pangénomiques ont apporté de nombreuses informations et les résultats en 2013 et 2014 de 2 méta-analyses portant sur 15 000 et 25 000 patients sont très attendus. Elles ont notamment montré l’influence non suspectée de tau avec une association inverse entre la MP et l’haplotype H2. Les différentes anomalies génétiques concernant un gène peuvent avoir des conséquences variables. En ce qui concerne le gène de l’alpha synucléine, la sévérité de l’affection diffère en fonction du type d’anomalie (polymorphisme, mutation, duplication). Pour John Hardy, l’ensemble de ces polymorphismes peut expliquer 30 à 40 % des formes sporadiques. Cette évolution des concepts va changer nos regards sur les maladies neurodégénératives et orienter les recherches thérapeutiques. On ne pourra plus proposer un médicament neuroprotecteur unique en raison de l’hétérogénéité des processus mis en jeu.



Dr Christian Geny


John Hardy .Using Genetic Analysis to get at the Biology of Parkinson’s Disease. 16th international congress of Parkinson’s disease and movement disorders (Dublin) : 17-21 juin 2012.



IMPRIMER ENVOYER A UN CONFRERE REAGIR ENREGISTRER DANS MA BIBLIOTHEQUE TAILLE DU TEXTE

Vos réactions