Une étude japonaise révèle que les mutations sur le gène suppresseur de tumeur p53 sont associées à une aggravation du pronostic du cancer de l'endomètre.
T. Kihana et coll. ont recherché une atteinte de la p53 chez 72 patientes opérées d'un carcinome endométrial. Une mutation a été détectée chez 20 patientes (22%) et une perte d'hétérozygotie (PH) sur le bras court du chromosome 17, porteur du gène, chez 23 malades (32%).
L'atteinte de la p53 s'est révélée associée à la présence d'autres facteurs de mauvais pronostic, en particulier au grade histologique. De plus, la survie post-opératoire des femmes porteuses d'une PH était significativement réduite (p=0,002) et la coexistence d'une mutation et d'une PH assombrissait singulièrement le pronostic.
Le développement de la biologie moléculaire permettra sans doute de réaliser prochainement ce type d'analyse de façon quasi routinière. Il s'agira alors d'adapter la stratégie thérapeutique à ces nouvelles données.
J. T.
Kihana T. et coll., Cancer 1995 ; 76 : 72-78.
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