Si les proto-oncogènes de la famille myc jouent un rôle physiologique dans la régulation de la croissance et de la différenciation cellulaires, on sait que leur expression aberrante contribue à la genèse de nombreuses tumeurs. En revanche, mad est une protéine qui interagit avec myc et qui, pense-t-on, antagonise ses effets.
Pour tester cette hypothèse, J. Chen et coll. ont construit à l'aide d'un vecteur de type adénovirus une structure recombinante contenant le gène humain mad (Admad) qu'ils ont introduite dans une lignée cellulaire provenant d'un astrocytome humain. Plusieurs critères ont permis de montrer la réduction de malignité de ces cellules après infection par Admad : augmentation du temps de doublement cellulaire, diminution de l'incorporation de 3H thymidine, perte de la capacité à induire des tumeurs par xénogreffe chez l'animal...
Ces résultats indiquent que la construction Admad codant pour mad inhibe la prolifération et les potentialités tumorales des cellules d'astrocytome et soulignent son intérêt dans la thérapie génique de certaines tumeurs humaines.
P.T.
Chen J. et coll., Nature Medicine 1995 ; 7 : 638-643.
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