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Le statut d’aide soignant libéral est toujours contesté

Publié le 26/06/2009 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le 26 juin 2009. Le conseil départemental de l’ordre des infirmiers de Paris et neuf organisations syndicales s'opposent au projet de loi relatif au statut libéral des aide soignants.

Par trois fois déjà le statut libéral de l’aide soignant a été proposé à l’assemblée nationale.

A la suite du troisième projet de loi déposé par M. Moyne-Bressand en novembre 2008, huit organisations syndicales ont adressé une lettre ouverte le 19 Juin au ministre de la santé sur ce même sujet. Il s’agit de la CNI (coordination national des infirmières), de la FNI (fédération nationale de infirmiers), de l’ONSIL (Organisation Nationale des Syndicats d'Infirmiers Libéraux), du SNAIMS (Syndicat National Autonome des Infirmières en Milieu Scolaire), du SNICS (Syndicat National des Infirmiers Conseiller(ères) de Santé), du SNIES (Syndicat National des Infirmiers Infirmières Educateurs de Santé), du SNPI – CFE-CGC (Syndicat National des Professionnels Infirmiers)et du SNSPP– CFTC (Syndicat National des Sapeurs Pompiers Professionnels CFTC).

Absolument opposé

Pour ces représentants des infirmiers, « L’activité libérale doit être exercée en toute indépendance, sans qu’il existe de lien de subordination, par des professionnels diplômés dotés de compétences et responsabilités comme les infirmiers ». Or, selon eux, les aides soignants ne peuvent avoir une activité libérale car ils collaborent aux soins infirmiers et exerce leur activité sous la responsabilité de l'infirmier, dans le cadre du rôle qui relève de l'initiative de l’infirmier. Convergence Infirmière, confédération des infirmiers libéraux, dans un communiqué de presse se dit également absolument opposée au statut libéral des aides soignants et propose leur salariat par les Infirmières libérales.

« La particularité de ce dernier projet de loi relève du fait que les services du Ministère ont demandé l’avis de la C.A.R.P.I.M.K .O pour éventuellement accueillir ces professionnels ! ». Le Ministère de la Santé contacté par Convergence Infirmière, se défend de soutenir ce projet de loi et dément que ses services aient contacté la CARPIMKO !

Pour la confédération, « la réponse n’est cependant pas dans la création d’un nouveau statut pour une catégorie de professionnels car ne nous cachons pas derrière la réalité, nombre d’infirmiers dans certaines régions de France, ne prennent plus en soins les personnes âgées. »

Responsabilité de l’infirmière

Selon les organisations infirmières, aujourd’hui le Gouvernement élabore des projets de loi comme la mise en place des Assistants gérontologiques, promeut les services à la personne, applique la réforme de tarification en maison de retraite, soutien le développement de SSIAD et la création des Maisons pour l’autonomie et l’intégration des patients Alzheimer, mais sans donner de vrai statut aux infirmières qui coordonneront tous ces soins. 

La FNAAS (Fédération Nationale des Associations d’Aides Soignants), quant à elle, est bien entendue d’accord pour que dans l’avenir les aides soignants puissent accéder à un statut libéral. « Nous travaillons à une véritable reconnaissance professionnelle. Mais à ce jour, il est important de souligner que le cadre d’exercice du métier d’aide soignant spécifiant que l’aide soignant exerce son activité sous la responsabilité de l’infirmière ne peut permettre ce statut. »

La loi du député de l’Isère devrait passer prochainement par deux commissions de l'Assemblée nationale avant d'être inscrite, éventuellement, à l'ordre du jour.



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