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Poitrine explosive : c’est une bombe (à retardement) !

Publié le 08/02/2010 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Londres, le lundi 8 février 2010 – S’il ne s’agissait d’un phénomène qui pourrait menacer la sécurité de milliers de personnes, l’affaire pourrait presque susciter le sourire, tant elle semble digne de romans d’espionnage associant suspens et suggestion. Une telle attitude apparaîtrait cependant déplacée quand revient sur le devant de la scène médiatique le fameux tétranitrate de pentaérythrite, plus connu sous le nom de Penthrite. Cet explosif a déjà attiré l’attention de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), en France, après avoir été utilisé par un envoyé d’Al-Qaida contre le responsable de la lutte antiterroriste en Arabie Saoudite. Si ce dernier est ressorti sain et sauf de l’attentat dirigé contre lui en août dernier, son service de sécurité s’est rapidement interrogé sur la façon dont le kamikaze avait réussi à introduire son explosif dans le palais. Il ne portait en effet pas de ceinture d’explosifs, mais avait caché le Penthrite dans son rectum.

Détection impossible

Ces formes très particulières de bombe humaine rendues possibles par le Penthrite, dont une trentaine de grammes suffit pour provoquer un trou dans une carlingue d’avion, ne cessent d’inspirer les terroristes. Les services secrets britanniques, en l’occurrence le MI5, viennent ainsi de lancer l’alerte quant à la possibilité d’insérer le Penthrite dans des implants mammaires. Ils ont en effet surpris des conversations sur internet circulant entre le Pakistan et le Yémen où apparaît la mention de ces prothèses explosives. Par ailleurs, ils ont observé que plusieurs chirurgiens d’origine pakistanaises et yéménites avaient récemment regagné leur pays après avoir acquis dans les hôpitaux britanniques l’expérience nécessaire à l’implantation des prothèses mammaires. Selon le MI5, qui prend cette menace très au sérieux, il est tout à fait possible d’insérer des petits sachets contenant du penthrite dans les implants avant de les mettre en place. Plusieurs femmes auraient déjà subi cette intervention selon les services secrets britanniques, qui soulignent que la détection apparaît « impossible ». « Il faudrait que le sujet passe dans des rayons très sophistiqués. Etant donné que cet explosif serait inséré dans un sac en plastique fermé, en petite quantité, cela rendrait sa détection impossible par un scanner classique », souligne Jonathan Evans, chargé de ces questions au MI5.



Léa Crébat



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