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Quelle rentrée pour les internes en pharmacie ?

Publié le 01/09/2010 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le mercredi 1er septembre 2010 – L’année universitaire 2009-2010 s’est révélée déterminante pour les internes en pharmacie, puisqu’elle voyait la mise en place de la réforme des diplômes d’études spécialisées (DES). L’année universitaire 2010-2011 qui s’ouvre dans quelques jours devrait plus certainement attirer l’attention sur la première année des études de pharmacie, en raison de son intégration à une année commune aux futurs médecins, sages-femmes et dentistes. Cependant, il reste pour la Fédération nationale des syndicats d’internes en pharmacie (FNSIP) de nombreux sujets de préoccupation pour la rentrée et l’organisation a déjà œuvré cet été pour voir aboutir ses revendications.

Harmonisation régionale encore attendue

Il apparaît tout d’abord que la mise en place des nouveaux DES connaît encore quelques imprécisions. Les différentes commissions d’agréments des stages qui se sont tenues avec les Agences régionales de santé (ARS) au mois de juin ont révélé que des disparités régionales demeuraient. Dans son bulletin estival, la FNSIP évoque notamment le maintien de distinctions entre des « stages niveaux 1 et 2 qui ne devraient pas se faire ». Aussi, l’organisation a-t-elle pressé dans une lettre adressée aux coordonnateurs, doyens et ARS de veiller à une stricte application des textes. Si elles ne concernent pas les stages, des avancées concernant les modalités pratiques de l’internat ont cependant été obtenues cet été avec la publication très attendue d’un arrêté entérinant « les nouvelles modalités d’attribution de l’année recherche ». Le FNSIP se félicite de la publication de ce texte qui « devrait permettre une meilleure distribution des années recherche entre les différentes filières de l’internat, puisqu’il instaure comme critère principal de jugement la qualité scientifique du projet et non plus le classement au concours de l’internat comme précédemment ». Cependant, le syndicat des futurs pharmaciens affirme vouloir se montrer « vigilant » notamment quant au rôle des « représentants des internes dans les commissions d’attributions ».

Tous internes

De manière générale, la question de sa représentativité apparaît centrale en ce début d’année universitaire pour la FNSIP. Son action devrait en effet se concentrer dans les semaines à venir sur son intégration dans deux commissions : la commission de l’internat et du post internat (CNIPI) et la nouvelle commission nationale de biologie médicale. C’est plus certainement son absence de cette première instance qui irrite la FNSIP, d’autant plus que des réformes importantes semblent se préparer. Ainsi, lors de la dernière réunion de cet organe a été évoquée la possibilité d’une « vaste réforme du clinicat avec notamment son intégration au sein même des DES ». Pour la FNSIP et l’Union nationale des internes en odontologie (UNIO), nul doute que ces évolutions souhaitées entraîneront des conséquences sur l’organisation de la formation des internes en pharmacie et en odontologie. Aussi, s’étonnent-elles d’être écartées de la CNIPI et viennent-elles de demander au ministère de la santé leur intégration au sein de cette commission. « Nous craignons que la CNIPI n’étudie une réforme de l’internat en médecine sans tenir compte que le statut de l’interne est commun non seulement à toutes les spécialités médicales, mais aussi aux odontologistes et aux pharmaciens hospitaliers et biologistes médicaux » écrivent les deux syndicats.



Aurélie Haroche




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