Une semaine de grève pour les infirmières anesthésistes

Paris, le lundi 4 octobre 2010 – Un dialogue de sourds semble s’être définitivement installé entre les infirmières anesthésistes et le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Et les actions coups de poings multipliées par les professionnelles ne semblent rien changer à l’affaire.

Depuis plusieurs mois, réclamant une reconnaissance de leur diplôme au niveau master, des revalorisations salariales et la garantie du respect de la spécificité de leurs missions, les infirmières anesthésistes peinent à se faire entendre du ministère de la santé, bien que celui-ci affirme que les revendications des professionnelles ont été prises en compte.

Ce vendredi, un nouvel épisode a témoigné d’une part de l’exaspération des infirmières et d’autre part du maintien de sa stratégie par l’avenue de Ségur. Ainsi, au lendemain du blocage des Champs Elysées par les infirmières anesthésistes, qui ont été reçues assez rudement par les CRS, le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot a assuré que des « garanties formelles » leur ont déjà été apportées quant à la reconnaissance du diplôme.

Cependant, pour la première fois, concernant les revendications salariales, après avoir toujours affirmé que des efforts importants avaient déjà réalisés, le ministre a suggéré la mise en place d’une « prime ». Ces annonces ont semble-t-il été totalement insuffisantes pour apaiser le malaise de ces infirmières qui aujourd’hui à l’appel trois syndicats et plusieurs collectifs locaux entament une grève d’une semaine, qui devrait entraîner la reprogrammation de nombreuses interventions. 

Aurélie Haroche

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Vos réactions (1)

  • Ils font marcher une salle d'opération quasiment seuls...

    Le 04 octobre 2010

    Ils ont bien raison de faire valoir leurs revendications. Ils font marcher une salle d'opération quasiment seuls avec un medédecin AR pour 2 voire 3 salles, cherchez l'erreur. La technologie est de plus en plus complexe et les malades de plus en plus polypathologiques, âgés et graves. Le salaire est dérisoire et la position de cadre ou de cadre supérieur responsable du service d'anesthésie peu enviable, vu les traumatismes rencontrés aux quotidien, disputes avec les chirurgiens, les IBODE, les sage-femmes, je sais de quoi je parle, j'ai exercé cette profession 28 ans, maintenant je suis à la retraite et heureusement que j'ai pu faire des ménages en clinique, cela permet d'améliorer l'ordinaire. J'ai omis l'ADMINISTRATION, qui nous met des bâtons dans les roues en permanence, pas de remplacements de CA, de congés mater, de longue maladie, ils s'en f... mais le jour où l'accident arrive, ils ne sont plus là ! Mais c'est un métier passionnant.

    P Teterel

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